FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du latin pejorare devenu *impejorare en bas latin → voir en-, pire et -er.
(ca. 1050) ampairer (Vie de saint Alexis, ms. du Psautier de St Albans).

Verbe Modifier

empirer \ɑ̃.pi.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Rendre pire, faire devenir de pire qualité, de pire condition, mettre en pire état.
    • Les remèdes n’ont fait qu’empirer son mal.
    • Au lieu de rendre votre condition meilleure, vous ne faites que l’empirer.
    • La maladie est empirée.
    • Fernande empira la situation par de vains efforts de sollicitude maternelle. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 338)

empirer intransitif

  1. Devenir pire, tomber en pire état.
    • Madame de Chartres empira si considerablement, que l’on commença à desesperer de sa vie — (Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
    • Le vieux von Winterfeld entra bientôt dans le coma ; parmi les blessés, trois se rétablissaient assez rapidement, alors que l’état des autres empirait, par suite du manque de bonne nourriture. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 249 de l’éd. de 1921)
    • En juin 1585, il est de nouveau à Croixval ; sa santé empire, et en octobre il prévoit qu’il s’en ira avec les feuilles. — (Raymond Lebègue, La Poésie française de 1560 à 1630, Société d’édition d’enseignement supérieur, 1951, p. 118)
    • Pour tous les ouvriers et toutes les ouvrières du textile la condition empirait avec la hausse des prix […] — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

RéférencesModifier

AnagrammesModifier