engourdir

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1260) → voir en, gourd et -ir.

Verbe Modifier

engourdir \ɑ̃.ɡuʁ.diʁ\ transitif ou pronominal 2e groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’engourdir)

  1. Provoquer la paralysie ou rendre insensible le corps ou une partie du corps.
    • Le sommeil engourdit. — Il y a des venins, des plantes qui engourdissent.
  2. (Par extension) Provoquer un état de passivité.
    • Nous étions non pas las, mais notre cerveau était engourdi à la suite de la terrible tension d'esprit au milieu de la tempête. Pour ma part, j'avais la tête lourde. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
  3. (Figuré) Diminuer l’activité physique ou intellectuelle.
    • Et, tournant à son tour les yeux vers la portière, il s'abîma dans une soudaine et muette rêverie. Le balancement de la voiture l'engourdissait. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  4. (Figuré) Atténuer un sentiment.
    • Elle contempla longtemps, comme pour engourdir sa peine, le patient manège des abeilles qui s'affairaient d'une fleur à l'autre. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
  5. (Argot) Prendre de façon malhonnête, dérober.
    • Mais ces mecs-là n'auraient quand même pas la prétention d'engourdir le pognon de ma nièce, non ? — (Michel Audiard, Les Tontons flingueurs , film de Georges Lautner, 1963)
    • Quand elle avait douze ans, sa maman, une Argentine volage, a joué cassos avec un beau ténébreux, en engourdissant un rude pacsif de dollars à son cornard. — (San Antonio, Trempe ton pain dans la soupe , S-A 173 , Fleuve noir, 1999)

DérivésModifier

AntonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier