FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De stourbe ou chtourbe, dérivé de l’alsacien storb, « mort », apparenté au participe passé de l’allemand sterben (« mourir »)[1].
Autre hypothèse : de l’occitan estorbir[2] (variante : estorbar) « assommer », par delà du latin exturbare[2].

Verbe Modifier

estourbir \ɛs.tuʁ.biʁ\ transitif 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. (Argot) Tuer.
    • Il s’est fait estourbir par deux malfaiteurs.
    • Il faut que je sois chez Bras-Rouge à cinq heures avec les Martial pour estourbir la courtière. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
  2. (Argot) Assommer.
    • Qu’est-ce que tu lui as donné pour l’estourbir à ce point ?
      Un truc pour les vaches, a reconnu piteusement Michael, un anesthésiant, je l’ai glissé dans le drink.
      — (Marie Desplechin, Nous entrerons dans la carrière, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 34.)
    • Ils l’avaient attaqué et estourbi et noyé.
  3. (Argot) Étonner violemment.
    • Il est encore tout estourbi par la nouvelle.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. « estourbir », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage
  2. a et b L’argot chez les vrais de vrais, Auguste Le Breton (1960).