FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1842)[1] Dérivé de exiler avec le suffixe -able.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
exilable exilables
\ɛɡ.zi.labl\

exilable \ɛɡ.zi.labl\

  1. (Rare) Qui peut être exilé.
    • Qu’est-ce pour un républicain que le chef de la Maison de France ? Un dix-millionième de souverain comme vous ou moi, et encore un díx-millionième exilé ou exilable, ce qui achève de faire de lui une non-valeur dans toute la force du terme. — (Le Contemporain: revue d’économie chrétienne, tome 60, 1883, page 558)
    • Être exilable, c’était pour Israël pouvoir être sauvé. Ainsi aux yeux du Rav Kook, briser la nation, c’était aussi sauver le peuple et le préserver pour une future réédification, pour un retour au royaume. — (Bernard Dov Hercenberg, L'exil et la puissance d'Israël et du monde, Actes Sud, 1990, page 91)
    • L'Homme précaire et la littérature, c'est le titre de son tout dernier livre, qui disait à sa manière que le lecteur, désormais, est un homme à l’humanité précarisée, quelqu’un qui est aussi mutilable, et exilable, et perdable que ses livres. — (Marielle Macé, Sidérer, considérer, Verdier, 2017)

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  1. Figure dans la première édition de Enrichissement de la langue française : dictionnaire de mots nouveaux de Jean-Baptiste Richard de Radonvilliers, Paris, 1842, page 180.