Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de faire et de cas.

Locution verbale Modifier

faire cas \fɛʁ ka\ (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. Tenir en estime ; avoir bonne opinion, accorder de l’importance à quelqu’un ou quelque chose.
    • C’est le vraisemblable qui nous émeut, et qui nous fait faire cas d’un ouvrage et de son auteur. — (Jean-Baptiste Dubos, Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, 1733, 1re partie, 19e section)
    • Le christianisme n’est rien moins que poli envers les jolies femmes, il n’en fait cas que quand elles sont laides ou surannées. — (Paul Henri Thiry d'Holbach, Théologie portative, ou Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne, 1768, article « Femmes »)
    • Dieu laisse faire les hommes, ma pauvre amie, et il ne fait guère plus de cas de nos plaintes que du bêlement d'un mouton. — (Alfred de Musset, Fantasio, 1834, acte II, scène 1)
    • M. Costejoux m’écouta très sérieusement, et, voyant que j’étais sincère, il fit cas de mes bonnes raisons. — (George Sand, Nanon, 1873, chap. XXVIII)
    • (Ironique)Le sulpicien Godet, qu'elle prit pour son directeur et pour directeur de Saint-Cyr, était un cuistre de mérite ; c'est à peu près la définition qu'en donne Saint-Simon qui en fait cas. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.147)
    • Quand on leur avait dit autrefois : « Le roi fait cas des Bretons, » cela leur suffisait. Le roi jouissait pour eux, était riche pour eux. Persuadés que ce que l’on gagne est pris sur un autre, ils tenaient l’avidité pour chose basse. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 53.)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier