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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de faire et de gorge chaude.

Locution verbale Modifier

faire des gorges chaudes \fɛʁ de ɡɔʁ.ʒə ʃod\ (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. (Figuré) (Vieilli) Faire gorge chaude de quelque chose : se l’approprier.
    • Il comptait avoir cette succession, et en faire une bonne gorge chaude.
  2. (Figuré) Faire des plaisanteries ; exercer sa malignité ; se moquer de quelqu’un.
    • L’histoire de la targuiba de Taouz a fait à son époque les gorges chaudes de tout le Sud. — (Jacques Weygand, Goumier de l'Atlas, Flammarion, 1954)
    • La presse parisienne, qui la veille en faisait des gorges chaudes, déduisit de ce "snobage" qu'au fond ce qu'avait à dire ce jeune avocat inconnu en France ne devait pas valoir le déplacement, […]. — (Philippe Gallo & Irène Cerretti, La ville sans nom, Éditions Le Manuscrit, 2004, p. 256)
    • Le duc de St-Aignan trouva l’aventure si plaisante qu’il en fit une gorge chaude au lever du roi. — (Louis de Rouvroy, 95, 3)
    • Le soir le duc du Maine fit chez lui une gorge chaude fort plaisante de Fagon avec le Brun. — (Louis de Rouvroy, 405, 53)

PrononciationModifier

RéférencesModifier