faire des manières

Français modifier

Étymologie modifier

 Composé de faire et de manière.

Locution verbale modifier

faire des manières \fɛʁ de ma.njɛʁ\ intransitif (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. Agir, parler sans simplicité, se faire prier.
    • Elle avait vécu quarante-trois ans dans la maison ! N’empêche que ses sœurs, depuis qu’elle était mariée, la traitaient comme une invitée et faisaient des manières. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 22)
    • — Pleurésie chronique devenue aiguë ; il a eu quatre crises en quelques jours. Et dire que ce gentilhomme de vieille souche, messieurs, et la courtoisie même, voulait, c’était là son expression, « mourir sans faire de manières » ! — (Paul Morand, L’Homme pressé, 1941)
    • Il entrava le mulet qui se mit tout de suite à dormir debout, puis, bien certain qu’on restait là, se coucha paisiblement sans faire de manières. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 431)
    • « John, dit rapidement Sybil, promettez-moi que vous obtiendrez de Patricia qu’elle ne fasse pas de manières et qu’elle soit là pour le thé ». — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
    • – Elle est très jolie. Seulement, elle parle en faisant la bouche pointue, et des tas de manières. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 117)
    • Elle détestait qu’il soit là à la regarder manger, mais elle avait trop faim pour faire des manières. — (Abby Green, La captive du milliardaire, 2013)
  2. (Populaire) Avoir une attitude inconvenante et déplacée, notamment des attouchements ou des atteintes à la pudeur.
    • Le monsieur m’a fait des manières.

Traductions modifier

Prononciation modifier