Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de faire et de silence.

Locution verbale Modifier

faire silence \fɛʁ si.lɑ̃s\ (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. Se taire ; ne plus faire de bruit.
    • Il a vu quelles étaient les questions que j'avais posées; il ne les a pas oubliées. Vous en tirerez tous arguments de droit. Mais je crois qu'il vaudrait mieux que vous fissiez silence sur ces silences des deux avocats à l'égard de leurs confrères. — (Le procès de Raoul Salan: compte rendu sténographique, Paris : A. Michel, 1962, p. 461)
    • Quand il mettait un ortolan entier dans sa bouche, il cachait dans ses deux mains sa face rouge et bleue comme le cou des dindons quand on les siffle, et il fallait que les enfants fissent silence. — (François Mauriac, « Pour un livre de Raymond Oliver », octobre 1963, reproduit dans les Nouveaux cahiers François Mauriac n°4, Éditions Grasset & Fasquelle, 1996)
    • On peut faire du bruit mais on ne peut pas faire du silence. « Faire silence » consiste à éliminer tous les bruits et tous les sons. On ne surajoute pas le silence aux bruits, on supprime les bruits qui étaient surajoutés au silence. Seul le silence est réel, unique et permanent. — (Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 1999, p. 42)

Apparentés étymologiquesModifier

→ voir silence

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier