faire tourner en bourrique

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Composé de faire, tourner (« devenir ») et bourrique, supposée être un animal impatient.

Locution verbale Modifier

faire tourner en bourrique \fɛʁ tuʁ.ne(.ʁ‿)ɑ̃ bu.ʁik\ (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. (Populaire) (Sens figuré) Énerver au plus haut point ; faire perdre patience ; exaspérer.
    • Les Malapère gâtaient la petite Andrée, toujours fourrée chez eux, de sorte qu’elle prit de mauvaises habitudes & fit tourner en bourrique sa maîtresse d’école. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 301)
    • À petits pas gourds, chaussé de chaussons, un vieux gaga apoplectique, rhumatismal, ataxique et blanc, dont par derrière les kellner se gaussaient, le goguenardant et tournant en bourrique, vint s’attabler à un autre coin; […]. — (William Ritter, Leurs Lys et leurs Roses, Mercure de France, 1903, page 131)
    • Cédric Hapère claqua violemment la porte de la salle d’interrogatoire et se dirigea vers la machine à café en pestant : cette vieille pie les faisait tourner en bourrique ! — (Lina Drieux, Meurtres à la Une, Éditions Les nouveaux auteurs, 2018, chapitre 31)
    • À la fin de sa vie il faisait un peu tourner ma mère en bourrique, prétendait ne pas savoir ce que c’était que des artichauts quand elle lui en servait, posait des questions décalées et transformait ses draps en passoire à force de trous de cigarette. — (Emmanuel de Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Tallandier, 2022, page 120)

VariantesModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier