faire violence

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé des mots faire et violence.

Locution verbale Modifier

faire violence \fɛʁ vjɔ.lɑ̃s\ transitif indirect (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. Manquer de respect à la liberté (de quelqu’un).
    • Confusion délibérée entre culture et religion, qui fait violence à ceux qui ont d’autres options spirituelles, et qui se voient ainsi relégués au rang de citoyens de seconde zone […] — (Le Monde diplomatique, juin 2000)
  2. Donner un sens forcé et contraire à son véritable esprit (en parlant de la loi, d’un texte…).
    • Ce serait faire violence au texte de l’article que d’y lire une quelconque obligation pour le ministre de requérir un rapport d’impacts avec audiences publiques […]. — (Jugement de la Cour supérieure du Québec rapporté dans La Presse, 19 août 2006)
  3. (Pronominal) Faire des efforts sur soi-même pour se contenir, pour se contraindre, pour se vaincre.
    • S’écouter pour mieux écouter l’autre : cesser d’ignorer ses besoins et arrêter de se faire violence pour ne plus reporter sur l’autre cette frustration. — (L’Express, 20 novembre 2003)
    • Après de méchantes expériences comme celle-ci, j’hésite à m’infliger un deuxième passage. Pris de doute […], je ne me suis fait violence que par considération pour vous. — (Le Devoir, 18 octobre 2002)
    • […] pour ces hommes traumatisés par des abus sexuels précoces, la prise de risque est une façon de se faire violence, comme s’ils avaient intériorisé qu’ils ne valaient rien. — (Le Monde, 27 décembre 2006)

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier