Voir aussi : Faraud

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1725) De l’espagnol faraute qui a d’abord signifié « messager de guerre, interprète », puis « celui qui récitait le prologue d'une comédie » ; l’espagnol étant emprunté au français héraut.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin faraud
\fa.ʁo\

farauds
\fa.ʁo\
Féminin faraude
\fa.ʁod\
faraudes
\fa.ʁod\

faraud \fa.ʁo\

  1. (Familier) Qui est fier de son allure.
    • Nous rencontrions des petits faisans farauds, lourds comme des poulets, et qui ne voulaient pas jouer avec nous. — (Alphonse Daudet, Les émotions d’un perdreau rouge, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 223)
    • Le regard de ma mère, faraude, attendant l'action de grâces, faisait pendant à l'air penaud de la Berrichonne qui n'avait pas osé refuser. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 43)
    • Je n’ai pas de système d’éducation, je ne vais pas faire ma Françoise Dolto, mais je suis certain que les mômes seraient moins « travaillés » si les parents étaient moins « double jeu », si les pères en particulier étaient moins farauds de ce qu’ils ont entre les jambes, farauds de pouvoir l’exhiber à la première occasion venue. — (Éric Losfeld, Endetté comme une mule, 1979, page 285)
    • Elle était plutôt faraude à l’idée d’essayer son cartable. — (Amélie Nothomb, Robert des noms propres, Albin Michel, Paris, 2002, p. 47)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
faraud farauds
\fa.ʁo\

faraud \fa.ʁo\ masculin (pour une femme on dit : faraude)

  1. (Familier) Personne qui porte ses beaux habits et qui en est fier.
    • Aux lumières, nous eûmes tous les farauds et les faraudes de la ville, et comme nous étions très connus, Amatre Guillier et moi, nous leur fîmes les honneurs de la noce. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796), bibliothèque de la Pléiade, Tome 1, p. 716.
    • […] que ce fût enfin un marché, ou un faraud de village venu se pavaner à la ville — rien n’échappait à la subtilité de mon attention juvénile. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
    • Car ils sont, parait-il, les fervents amateurs des « fricots » les plus savoureux : une noce, chez ces farauds, dure huit jours. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • « Eh ! pardi ! mon grand faraud voulait mener les vaches au Gros Tilleul parce que c’était plus près de sa belle. Et voilà, voilà comment j’ai tout appris. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 59)
    • Après c’était son problème s’il s’était cru plus fort qu’elle et plus fort que le monde entier. Eh, non, mon gars, t’es pas le plus fort… […] Mais t’es tellement têtu, tellement faraud — (Anna Gavalda, Ensemble, c’est tout, 2004)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

ParonymesModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

GalloModifier

ÉtymologieModifier

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Adjectif Modifier

faraud \Prononciation ?\ (graphie ELG)

  1. Fier.

RéférencesModifier

TourangeauModifier

ÉtymologieModifier

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Adjectif Modifier

faraud \Prononciation ?\

  1. Fier.

RéférencesModifier