farfouiller

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de fouiller avec un préfixe far- d’origine incertaine.

Verbe Modifier

farfouiller \faʁ.fu.je\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) Fouiller dans quelque chose avec désordre et en brouillant tout ce qui s’y trouve.
    • Dans une ruelle, nous trouvons des porcs qui farfouillent dans le ruisseau stagnant, d’où se dégage une odeur fétide. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • On pourra également "farfouiller" au milieu des décombres qu’on aura occasionnés, racheter à bas prix telles grandes fabriques de l’Europe Centrale dont on aura réduit la valeur en supprimant ses débouchés […] — (Joseph Caillaux; Où va la France? Où va l’Europe?, 1922)
    • Il farfouilla dans les papiers qui gisaient sur la table. — (Henry Miller, L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
    • La vieille s’en alla farfouiller, et revint avec une assiette, […]. — (Nicolas Gogol ; Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault - 1949)
    • Après avoir farfouillé dans son sac elle pose sa mitraille sur le ramasse-monnaie du comptoir, comme ça, naïvement. — (Politique hebdo, 1971, page 85)
    • Les diminutifs des boutiques, la Froquerie, la Carterie, la Djinnerie, conféraient une inconséquence enfantine à l’acte de farfouiller. Et l’on se sentait sans âge. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 134)
    • La saison des vide-greniers s'ouvre alors que le printemps pointe, pour la plus grande joie de tous leurs amateurs. Ceux-ci, vendeurs, « déballent » aux aurores sur des tréteaux branlants, ou « chineurs », farfouillent fébrilement dans les tas de vieilleries au charme désuet, en quête de la perle rare. — (Pascal Lardellier, Nos modes, nos mythes, nos rites: Le social, entre sens et sensible, Éditions EMS, 2013, page 75)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier