FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Ancien composé de fors (« hors ») et de filer avec l'influence de faux.

Verbe Modifier

faufiler \fo.fi.le\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se faufiler)

  1. Introduire, glisser subrepticement.
    • Il s’est faufilé dans les meilleures compagnies.
    • On n’entendait dans la clairière que le grouillement des bêtes à poil ou à écailles se faufilant dans la forêt tropicale qui les entourait de trois côtés, le murmure de la rivière et le teuf-teuf incessant du moteur Delco à essence qui fournissait le courant lumière et faisait marcher les vieilles machines de l’atelier de réparation. — (Day Keene, Le canard en fer blanc, traduction de F. M. Watkins, Gallimard, 1956, chapitre VIII)
    • Elle faufilait dans ses propos une telle ironie que j’en rabattais la moitié. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 123)
    • Marc, au banquet, avait aperçu à la table d'honneur Caribe, sa femme et Le Garrec, faufilés en cette agape comme dans tous les autres spectacles gratis. — (Paul Margueritte, Jouir, 1918, T. 2, page 260)
    • Parmi ces pièces d’argent, il en a faufilé une fausse.
  2. (Couture) Coudre à longs points, en attendant qu’on fasse la couture définitive.
    • Cependant Arlette, dans sa chambre, coupe, taille, faufile, coud. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 231)
    • une couturière, dont les mains tapotent le long de mon lit, comme si, au lieu de les border, elle voulait faufiler mes draps. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 27)
    • On n’a fait que faufiler ce costume pour l’essayer.
    • Cette robe n’est que faufilée.
    • (Figuré) Un sol tapissé d’une mousse jaunâtre et rase, faufilée de brindilles sèches et semée de pommes qui crépitent sous le pied. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 53-68)
  3. (Pronominal) Se glisser, se sauver ou s’introduire quelque part en louvoyant comme un serpent.
    • A 17 heures, nous nous faufilions entre deux grands floes et les amarrions solidement de chaque bord au moyen d’aussières et d’ancres à glace. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Je me suis avancé et j'ai pu me faufiler à sa droite devant la tablette, contre les gros seins mous d'une clodarde qui ne s'est même pas poussée d'un nœud. — (Jean-Pierre Andrevon, Le Travail du furet, Le Livre de poche, 1990, chapitre 2)

DérivésModifier

TraductionsModifier

ParonymesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier