faute de carre

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de faute et de carre.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
faute de carre fautes de carre
\fo.tə də kɑʁ\
ou \fot də kɑʁ\

faute de carre \fot də kɑʁ\ ou \fo.tə də kɑʁ\ féminin

  1. (Ski alpin, Snowboard) Erreur qui consiste à perdre l’équilibre suite à l’appui de la jambe sur la carre non porteuse.
    • — Eh bien, tu vois, moi aussi, tout de suite après t'avoir quitté hier, j'ai fait une faute de carre, en pleine vitesse, je ne sais pas comment c'est arrivé, je me suis un peu foulé le poignet. — (Isabelle Tonarelli, Jeunes femmes, Éditions B. Valiquette, 1943, p. 106)
    • A Cortina, deux ans auparavant, toujours victime d'une faute de carre, il était retombé si lourdement sur l'épaule que pendant un an il n'avait pratiquement pu se servir de son bras. — (Philippe Gaussot, « Le miraculé de la Verte », chap. 5 d’Histoires de... ski, Éditions Calmann-Lévy, 1966)
    • Elle ne parle que fartage, fautes de carre, lac des Moinges, combe Gautier, fonds très raides à couper, camaraderie, chalets, repas froids. — (Jacques Audiberti, La nâ, Éditions Gallimard, 1944, p. 173)
  2. (Familier) (Figuré) Erreur dans la conduite de sa vie ou de ses projets.
    • — Je ne fais pas le poids avec ta copine aguicheuse, ça c'est sûr. J'imagine que dans sa vie, elle ne commet jamais de faute de carre, elle trace. Impec, comme son brushing ! — (Caroline Barth, Et de l'arbre de nos vies la sève perle encore, Éditions Librinova, 2019)
    • […], Emmanuel Macron ne cille pas. Les réprimandes, les consignes s'adressent dans le secret du Conseil des Ministres, […]. Certains, dans les arcanes du pouvoir, y ont trouvé matière à plaisanterie, relevant que tant qu'il commettra des fautes de carre, le ministre sera à l'abri. — (Pauline Théveniaud & Jérémy Marot, Le Kéké de la République, Éditions Plon, 2020, Épilogue)
    • Ce dernier n'a pas apprécié que Fouché tente de manœuvrer le Sénat contre lui pour s'opposer à sa nomination comme consul à vie. Faute de carre pour l'ancien ministre de la Police qui, en compensation, devient sénateur avec une gratification de 1,2 million de francs. — (Philippe Courroye, Accusé Napoléon, levez-vous ! L'Empereur à la barre de l'Histoire, Éditions Robert Laffont, 2021)

TraductionsModifier