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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de fin (arrêt d’une chose) et du mot race qui prendra ici la notion de descendant et en particulier de la lignée des rois et dans un sens plus large et de façon péjorative la noblesse.

Locution adjectivale Modifier

Invariable
fin de race
\fɛ̃ də ʁas\

fin de race \fɛ̃ də ʁas\

  1. Qui possède le raffinement de ses prédécesseurs, avec l’étiolement ou l’appauvrissement des choses qui ne se renouvellent pas.
    • Ce rapport profondément subjectif que le célibataire entretient avec ses revenants et que l’écriture fin de race se plaît à décrire, inaugure une fantomatique originale, qui approfondit le fantastique de l’intériorité. — (Nathalie Prince, Les célibataires du fantastique : essai sur le personnage célibataire dans la littérature fantastique de la fin du XIXème siècle, Éditions L’Harmattan, 2002)
    • C’est l’ennui des gens qui n’ont rien à dire, c’est l’humour de rocking-chair, l’humour fin de race, tellement fin de race qu’on se demande comment ça existe encore. — (Gérard Diran, Deux Places de Bus, éditeur Le manuscrit, 2004)

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
fin de race fins de race
\fɛ̃ də ʁas\

fin de race \fɛ̃ də ʁas\ féminin

  1. Personne qui n’a pas de descendance. Note d’usage : Parfois employé au masculin quand on réfère à un homme.
    • La disparition du nom semble provoquée moins par l’épuisement des fins de race que par les vocations religieuses et par l’impossibilité de doter convenablement une progéniture prolifique. — (Patrice Bourdelais, Le fil de la vie : Approches biographiques et généalogiques, éditeur Odile Jacob, 1999)
  2. Enfant dégénéré d’une lignée noble consécutif à des mariages consanguins. Note d’usage : Parfois employé au masculin quand on réfère à un homme.
    • Ce disant, il n’ajoutait point qu’effectivement l’enfant l’inquiétait. Il y avait une disproportion évidente entre le corps chétif et le développement de la tête. Ses allures étaient celles d’une petite vieille, son regard fixe brûlait et sa démarche était hésitante. « Fin de race, fille de dégénéré », se disait-il. — (La Revue blanche, 1901)
    • Ce qui est rassurant, c’est qu’elle n’est pas une fin de race, et qu’elle ne souffre pas d’hémophilie; cette dernière caractéristique lui sera plusieurs fois utile lorsqu’elle sera égratignée plus ou moins sévèrement. — (Jacques-Philippe Leyens,Vincent Yzerbyt, Psychologie sociale, Éditions Mardaga, 1997)
  3. Noblesse à l’époque de sa décadence.
    • C’est le triomphe de la carnation blonde, des chairs de parvenue, car l’appauvrissement d’une fin de race n’y a pas encore mis les tons blets, violacés ou verdâtres chers à Van Dyck comme à Vélasquez. — (Jean Lorrain, Monsieur de Phocas, Éditions du Boucher, 2002)
  4. (Par extension) Période de décadence marquant la fin de certains privilèges.
    • Il n’empêche que ce « bien hérité », même mal géré, conférait à l’héritier une auréole que Jean et moi n’aurions jamais obtenue de la part de cette catégorie de fin de race paysanne. — (Thérèse Jolly, La houlette et les étoiles: Jean et Thérèse, bergers de la Vendée à la Bretagne, Éditions Cheminements, 2001)
    • Cherchant à attribuer ce malaise de « fin de race » à des causes bien réelles, la France se représente les envahisseurs sous les traits des Prussiens, vainqueurs détestés de 1870, quand il ne s’agit pas de l’Américain « à barbe de bouc » […].èè — (Alain Montandon, Mythes de la décadence, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2001)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier