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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du bas latin ficatum (« foie d’une oie engraissée aux figues ») puis, par extension de sens « foie », dérivé de ficus (« figue »). Calque du grec ancien συκωτόν, sukôtón (« engraissé aux figues »), dérivé de σῦκον, sûkon (« figue »). Ce mot a supplanté le latin jecur (« foie »), ainsi que le montrent toutes les langues romanes ; le même phénomène a eu lieu pour le grec συκώτι, sykóti (« foie »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
foie foies
\fwa\
 
Le foie d'un homme, face inférieure.
 
Un foie de mouton. 1 lobe gauche, 2 lobe droit, 3. lobe caudé, 4. lobe carré, 5 artère hépatique et veine porte, 6 nodules lymphatiques hépatiques, 7 vésicule biliaire

foie \fwa\ masculin

  1. (Anatomie) Organe présent chez l’homme et chez la plupart des vertébrés, produisant la bile. Il sert, entre autres, à régler le métabolisme des glucides.
    • Indépendamment d'artères et de veines correspondantes aux artères et aux veines des autres parties du corps, le foie est l'aboutissant d'un système veineux particulier, le système de la veine-porte, qui se distribue , dans son épaisseur, à la manière des vaisseaux artériels. — (Jean Cruveilhier, Traité d'anatomie descriptive, Paris : P. Asselin, 1871, volume 2, page 569)
    • Il y avait un troisième ennemi du peuple, et qui n'était point dans le passé : c'était l'Alcool.
      De cette époque datent « 
      L’Assommoir », et ces tableaux effrayants qui tapissaient les murs des classes. On y voyait des foies rougeâtres et si parfaitement méconnaissables (à cause de leurs boursouflures vertes et de leurs étranglements violacés qui leur donnaient la forme d'un topinambour), que l'artiste avait dû peindre, à côté d’eux, le foie appétissant du bon citoyen, dont la masse harmonieuse et le rouge nourrissant permettaient de mesurer la gravité de la catastrophe voisine. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 24-25.)
    • Le foie produit la bile et stocke les nutriments absorbés à partir des aliments consommés par l’animal. Il transforme ces nutriments en sucre et en substances chimiques nécessaires à d’autres organes. Il neutralise également certains éléments toxiques. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 36)
    • La scissure porte médiane divise le foie en deux parties fonctionnelles indépendantes : le lobe droit et le lobe gauche de Healey et Schroy, correspondant au foie gauche et au foie droit de Couinaud. — (Denis Castaing, Daniel Azoulay, René Adam, « Anatomie du foie et de voies biliaires », chap. 1 de Chirurgie du foie et de l'hypertension portale, Paris : Édition Masson, 2006, page 8)
  2. (Cuisine) Cet organe, de certains animaux, cuisiné.
    • En alimentation, on distingue quatre groupes de foies, qui sont : les foies de poissons, les foies de volaille, le foie de veau et le foie gras d'oie. — (Joseph Favre, Dictionnaire universel de cuisine pratique, Omnibuus (Place Des Éditeurs), 2010, page 577)
    • Piquez votre foie de veau de gros lard assaisonné; foncez une braisière de bardes de lard; mettez-y le foie avec des carottes, un bouquet garni, des oignons. — (Alexandre Dumas, Grand dictionnaire de cuisine, Paris : Alphonse Lemerre, 1873, p.565)
  3. (Au pluriel) (Argot) Peur.

Variantes dialectalesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   foie figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : anatomie humaine.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin ficatum.

Nom commun Modifier

foie \Prononciation ?\ masculin

  1. Foie.
    • Si li trencha le ceur tout a bandon
      Le fie le caupa et le pomon
      — (Aiol, édition de Normand et Raynaud, page 92.)

VariantesModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

  • Moyen français : foye

RéférencesModifier