folâtrer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVe siècle)[1] Dérivé de folâtre, avec le suffixe -er[2].

Verbe Modifier

folâtrer \fɔ.lɑt.ʁe\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Se comporter, agir et parler d’une manière folâtre ou badine.
    • Une jeune fille, à l’imagination vive, enfermée dans une tourelle, se meurt d’envie de courir dans le parc où ses yeux seulement pénètrent ; elle invente un moyen de désceller sa grille, elle saute par la croisée, escalade le mur du parc, et va folâtrer chez le voisin. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Que l’on observe une jeune fille folâtrant tout le long du jour avec
 un enfant, dansant et chantant avec lui, et qu’on imagine 
ce qu’un homme, avec la meilleure volonté du monde, 
pourrait faire à sa place. — (Arthur Schopenhauer, Essai sur les femmes, dans Pensées & Fragments, traduction par J. Bourdeau , Félix Alcan, éditeur, 1900 (16e éd.))
    • Les petits lapins, dans le bois,
      Folâtrent sur l’herbe arrosée
      Et, comme nous le vin d’Arbois,
      Ils boivent la douce rosée.
      — (Théodore de Banville, Lapins, dans Sonnailles et clochettes, 1888, poème XXIII)
  2. S'amuser, s'ébattre sans souci, librement.
    • C'est dans les rues de Montmartre, à folâtrer que je tire la quintessence de ma créativité, entre les filles, l'afflux de nouveaux touristes et les habitués, paumés du coin et bourgeois. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier