fondrière

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin fundus et -ière[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
fondrière fondrières
\fɔ̃.dʁi.jɛʁ\

fondrière \fɔ̃.dʁi.jɛʁ\ féminin

  1. Excavation bourbeuse dans un chemin défoncé par la pluie.
    • Le sol spongieux tremblait autour de nous, et à chaque instant nous étions près d’être engloutis dans des fondrières. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
    • Le reste n’est que bocages et fondrières où les Médoquins têtus ont ouvert de minuscules vignes et champs de maïs plantés en rizières. — (Robert Escarpit, Les va-nu-pieds, 1982)
    • La vieille route est une fondrière que sauf le « piéton », porteur de la gazette ou de lettres, nul étranger n’emprunte plus… — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Je l’ai vu, de mes yeux vu, accroupi dans une fondrière aussi grise qu’une pierre de cimetière. — (Robert Louis Stevenson, Les Gais Lurons, 1881, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
    • Se coller aux arbres ne servait à rien, nos bottes s’enfonçaient dans l’eau et la boue, le sol trempé était couvert de feuilles pourries qui cachaient des fondrières. — (Jonathan Littell, Les Bienveillantes, 2006)
  2. (Par analogie) Dépression peu profonde, formées sous l’action des glaciers, et inondées de façon permanente ou saisonnière caractérisant une vaste zone du nord des prairies de l’Amérique du Nord.
  3. Exploitation minière à ciel ouvert
    • Le minerai de cette fondrière est souvent pyriteux et contient, dans sa masse, de la galène disséminée en petits fragments. — (Eugène Smits, Mémoire sur la fabrication de la fonte au bois, dans les Annales des travaux publics de Belgique, Bruxelles : B.-J. Van Dooren, 1851, vol.9, p.176)
    • Au début, les mines furent exploitées à ciel ouvert, on creusait au fur et à mesure une immense fondrière au fond de laquelle les nègres et les blancs travaillaient fiévreusement à extraire la terre diamantifère qui était remontée sur le sol au moyen de câbles d'acier […]. — (Georges Aubert, Le Transvaal et l'Angleterre en Afrique du Sud, E. Flammarion, 1900, p.231)

TraductionsModifier

RéférencesModifier