forcènement

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du verbe forcener.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
forcènement forcènements
\fɔʁ.sɛn.mɑ̃\

forcènement \fɔʁ.sɛn.mɑ̃\ masculin

  1. Action de forcener, c’est-à-dire de pousser jusqu'à l’emportement violent une passion ou une idée fixe, ou de pousser jusqu’à l’emportement violent la personne que cette passion ou cette idée fixe possède. Résultat de cette action.
    • Le forcènement qui caractérise cette voix poétique relève de la folie — c’est-à-dire, précisément, d’une faillite de la raison — et implique le comportement du furieux. Forcènement, quand le poète se fait fontaines jaillissantes à bonds, précisément, « furieux ». Forcènement, quand il se fait vent incessant : car la construction cumulative du sonnet LXV fait apparaître ce vent comme une surenchère par rapport à l’« effroy » du feu follet, à la cruauté de l’ours « fier », à toute « beste difforme », et son « haleine » est censée être plus effrayante encore que toutes ces métamorphoses. — (Pierre Martin, Édition critique des “Larmes Funèbres” de Christofle du Pré, Introdution ; Librairie Droz, Genève, 2004, page 127.)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier