FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom 1) Participe passé de forfaire.
(Nom 2) (1580) fayfort (1647) fort-fait. Composé de fait de faire et de for(t) altération de l’ancien français fuer, fur (« taux »), littéralement « taux fait, taux fixe, tarif déterminé à l'avance ».

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
forfait forfaits
\fɔʁ.fɛ\

forfait \fɔʁ.fɛ\ masculin

  1. Crime commis avec audace.
    • Elle disait les paroles de ma mort et la confession de mes forfaits. — (Charles Nodier, Smarra, ou les démons de la nuit, 1821)
    • Et j’ai éprouvé de même la malédiction qui s’attache à la propriété… Née de la violence et de la ruse, elle provoque les représailles et engendre la discorde et les forfaits sans fin. — (Chevalier Léopold de Sacher-Masoch, Le Legs de Caïn (Contes Galiciens), traduction anonyme de 1874)
    • Lancer l'idée de l’impôt sur le revenu est ici forfait bien plus grand qu'un simple vol à la tire ; « dégringoler un pante » est peccadille auprès de l'exhortation à la grève. — (Séverine, Sous clef, en préface de Histoire d'un Complot, par Henry Torrès, Paris : Éditions Clarté, 1921, p.8)
    • Après un instant de réflexion, il avait ajouté :
      — L'ennemi, lui, ne s'en prive pas. Vous connaissez comme moi les horreurs dont ces gens sont coutumiers. […]. Mais naturellement, c'est de bonne guerre que de mettre sur le dos de l'adversaire ses propres forfaits, rituels ou non.
      — (Roger Ikor, Les Murmures de la guerre, Éditions Albin Michel, 1961)
  2. (Sport) Élimination de la compétition pour cause d’absence ou de retard.

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
forfait forfaits
\fɔʁ.fɛ\

forfait \fɔʁ.fɛ\ masculin

  1. (Commerce) Valeur d’une transaction globale, non détaillée.
    • Les chevaux sont fournis par un marchand spécialisé dans ce commerce de bourriques, sur un forfait établi d'avance, quel que soit le nombre de chevaux tués. — (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963)
  2. Somme fixe.
    • Mme Verdurin évoquait une belle promenade et un coûteux « forfait » conclu avec un cocher qui avait demandé « tant » pour la journée. — (Proust, Sodome, 1922)
  3. Imposition sur un taux fixe, établi après accord entre le contribuable et l'administration.
    • Forfait collectif, individuel.
    • L'arme fiscale du forfait, maniée sans ménagement, allégera les coûts de distribution. — (Perroux, Écon. XXes., 1964)
  4. (Téléphonie) Abonnement mensuel de la ligne d'un téléphone mobile.
  5. (Par métonymie) (Ski alpin) Document utilisé pour accéder aux remontées mécaniques.

Quasi-synonymesModifier

(1)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe forfaire
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
forfait
Indicatif Présent
il/elle/on forfait
Imparfait
Passé simple
Futur simple

forfait \fɔʁ.fɛ\

  1. Participe passé masculin singulier de forfaire.
    • Sa bouche est pleine de malédiction,
      de tromperie et de violence ;
      il a sous la langue forfait et méfait.
      — (Psaumes 10.5, levangile.com)
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de forfaire.

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • forfait sur l’encyclopédie Wikipédia  
  • forfait sur le Dico des Ados 

RéférencesModifier

Ancien occitanModifier

Nom commun Modifier

forfait masculin

  1. Variante de forfach.

RéférencesModifier

  • François RaynouardLexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, 1838–1844

EspagnolModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du français forfait.

Nom commun Modifier

forfait \Prononciation ?\ masculin

  1. Forfait.