fornication

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin fornicatio (même sens), lui même de fornix, petite pièce voûtée où se tenaient les prostituées à Rome. (Premier quart du XIIe siècle) fornicatiun dans le Psautier d’Oxford, également dans le Besitiaire de 1121-34.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
fornication fornications
\fɔʁ.ni.ka.sjɔ̃\

fornication \fɔʁ.ni.ka.sjɔ̃\ féminin

  1. (Catholicisme) Péché de la chair, relation sexuelle non approuvée par l'Église.
    • « Ces mots de… fornicateur et de fornication que tu emploies volontiers ont quelque chose de rude et de déplaisant. Je sais bien qu’ils se trouvent dans le Bible. Malgré tout, nous ne devons les employer qu’avec discernement, comprends-tu ? » — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 165)
  2. (Christianisme) Fait de s’abandonner à l’idolâtrie.
    • L’Écriture, toute divine en ses expressions, traite l’idolâtrie, de fornication & de prostitution : cela est bien dit ; puisque l’homme se retire de son légitime possesseur pour se donner à de misérables créatures. — (Anonyme (Jeanne Marie Bouvier de La Mothe Guyon), Les livres de Josué, des Juges, & de Ruth, avec des explications et réflexions qui regardent la vie intérieure, tome 3 du Vieux Test, Cologne : chez Jean de La Pierre, 1714, page 84)
  3. Relations sexuelles entre deux personnes libres, non mariées.
    • En province, […], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. […]. Si elle est institutrice, on la dénonce, car la fornication est un péché mortel, même chez les anticléricaux. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
  4. (Par extension) Rapports sexuels en général.
    • Elle était vierge de corps seulement. Même quand le robuste travailleur de la glaise l’eut initié aux délicats titillements de la fornication sans apprêts, il ne parut pas qu’elle eût gagné ou perdu à l’opération. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 30)
    • Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
      Dois-je, pour les besoins d’ la caus’ publicitaire,
      Divulguer avec qui, et dans quell’ position
      Je plonge dans le stupre et la fornication ?
      — (Georges Brassens, Les trompettes de la renommée, 1962)
    • Nous sommes de la génération de transition, qui se croyait dégagée des tabous, mais ne saurait comme certains membres de la nouvelle considérer l’amour, ci-devant dénommé fornication, comme l’expression même de l’innocence et de la liberté. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 104)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

ParonymesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

fornication (singulier)

  1. Fornication.

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

PrononciationModifier

  • Royaume-Uni (Sud de l'Angleterre) : écouter « fornication [Prononciation ?] »

Voir aussiModifier

  • fornication sur l’encyclopédie Wikipédia (en anglais)