FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français fouarre (« fourrage »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
fouarre fouarres
\fwaʁ\

fouarre \fwaʁ\ masculin

  1. (Désuet) Paille, fourrage.
    • La rue du Fouarre. Le port aux Fouarres.
    • les élèves en médecine ou autres qui fréquentaient les écoles voisines de la place Maubert, se rassemblaient en partie dans une rue qui porte le nom de rue du Fouarre, parce que l’on y apportait des fouarres ou bottes de paille pour asseoir les étudiants. — (Saint-Foix, Essais sur Paris, cité par Frédéric Cuvier)
    • ports et places publiques, pour être consommés en notre dit royaume, les œufs, beurres frais, fromages, herbages, légumes, volailles fruits crus, fouarres et pailles, pots de terre et autres menues denrées vendues par les gens de village. — (La Sucrerie Indigène et Coloniale, vol. 60, page 430, 1902)
    • Ce nom de « marchauds de fers » pour marchands de tapis, doit avoir la même origine que celui de la rue aux Fers, puisqu’on a dit fuer, fuere, fuerre, foer, foere, foerre, fouerre, foare, foarre, fouarre, feur, feure et fourre, pour fourrage; c’est-à-dire pour paille de froment ou de seigle battue, égraînée, servant de fourrage, ou à faire de la litière , des tapis et des couvertures de paille ; puisqu’on a dit également fouerres, fourriers et fourriers pour marchands de cette sorte de paille ; le mot fers dans ces deux noms doit être une contraction de fuer ou foer, avec s final du pluriel, — (Eloi Jouhanneau, Lettre à Monsieur De La Mésangère sur l’origine des noms de la rue aux Fers, de la rue aux Ferres et de la rue du Fouarre)
    • Fouarre, nouveau fouarre !
      C’est un cry qui est tant commun,
      Je viens à Paris à grand erre !
      Pour en vendre à un chacun.
      — (Jean-Paul Marana, Lettre d’un Sicilien à un de ses amis)

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Nom commun Modifier

fouarre \Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de fuerre.
    • Item, à Perrinel Marchand
      Qu’on dît le baslard de la Barre,
      Pource qu’il est un bon marchand
      Luy laisse trois gluyons de fouarre
      Pour estendre dessus la terre.
      — (François Villon, Petit Testament, 1456)

RéférencesModifier