FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1821) Apparenté à fourgon, furet, forger ; du latin populaire *furicare (« fureter, fouiller »).

Verbe Modifier

fourguer \fuʁ.ɡe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Argot) Vendre une marchandise volée ou de provenance douteuse ou de mauvaise qualité.
    • J'ai pu planquer deux litrons du truc. Tâche de les fourguer à douze cents. — (René Fallet, Banlieue sud-est, 1947)
    • Il se passe quelque chose d’assez mystérieux quand, avec Charlie, le directeur artistique assis en face de moi, nous sentons que nous avons trouvé une idée pour fourguer une fois de plus un produit inutile dans le panier de la ménagère pauvre. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 49.)
    • Comme il ne savait pas s'en servir, Péquod en avait conclu rageusement que le bicrave lui avait fourgué un clou :
      - De la came qu'a pas vu le jour, je l'ai dans le bout!
      — (Paul Smaïl, Vivre me tue, page 22, Éditions Balland, 2003)
    • Tu veux nous faire passer pour de quasi aveugles ! Histoire de nous fourguer ta camelote. — (Erik Orsenna, La révolte des accents, Éditions Stock, 2007)
  2. (Familier) Refiler, se débarrasser de quelque chose.

TraductionsModifier

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier