FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIe siècle) Dérivé de frère avec le suffixe -ot.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
frérot frérots
\fʁe.ʁo\

frérot \fʁe.ʁo\ masculin (pour une femme, on dit : sœurette)

  1. (Familier) (Affectueux) Petit frère, frangin.
    • Je l’ai quasiment vu grandir comme un frérot (jeune frère) ; il n’y avait pas de plus laid gars dans toute la paroisse ; mais aussi c’était la meilleure créature du bon Dieu. — (Revue des deux Mondes, 1850)
    • Le plus ou le moins dans le cynisme inquiétait peu cet homme [Jean du Barry] qui disait au jeu : « Je m’en f.... Je ne perds rien, c’est le frérot qui paiera. » Le frérot se nommait Louis XV ; [...] — (Léon de Labessade, Les ruelles de XVIIIe siècle, tome II, Edouard Rouveyre, Paris, 1879, page 267)
    • Elle veut obliger Jacques à chanter la romance du Triste Chevalier. Mais le frérot résiste, se fâche. Déjà se lève en lui l’orgueil d’un petit homme [...] — (La Lecture, magazine littéraire : romans, contes, nouvelles, volume 35, 1896, page 195)
  2. (Catholicisme) (Péjoratif) Religieux sans importance, moinillon.
    • C’est chose vilaine & deshonneste, qu’un peuple si fort & constant, induit seulement par un petit frerot de moine, se revolte de la religion laquelle Christ & les Apostres nous ont baillée, [...] — (Johannes Sleidanus, Histoire de l’estat de la religion et république sous l’empereur Charles V, chez Jean Crespin et Nicolas Barbier, 1557, page 44)
    1. (En particulier) Nom donné aux franciscains qui s’étaient émancipés des règles édictées par François d’Assise.
  3. (Algérie) (Familier), (Péjoratif) Membre ou partisan des Frères musulmans.
    • Ce refus de prendre parti de la part de la population s’explique aussi par le fait que la fracture passe à l’intérieur des familles : chacune d’elles a son « flic » et son « frérot ». — (Rémy Leveau (dir.), L’Algérie dans la guerre, Complexe, Bruxelles, 1995, page 149)
    • - Brahim Boudar a été l’un des principaux artisans d’octobre 1988. A incendié les Galeries algériennes à Kouba, les souks El-Fellah de Chéraga et Boufarik.
      - Il était frérot, à l’époque ?
      — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 73)
    • L’ennemi juré du frérot, du barbu et donc de ces bombes ambulantes que sont les désespérados montés au maquis. — (Hinde Taarji, 30 jours en Algérie, journal d’une Marocaine, Eddif, Casablanca, 1998, page 109)

Variantes orthographiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier