Voir aussi : froler

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1458) L’ancien français froller a le sens de « frotter[1], rosser[2] ». D’une onomatopée frou[3][2]. Le mot est peut-être apparenté[3] à froisser, frotter ; voir frullare (« battre ») en italien.

Verbe Modifier

frôler \fʁo.le\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Toucher légèrement en passant, ou passer très près, effleurer.
    • Mais, en même temps que Beaumôme parlait, il serrait plus tendrement contre lui Marie Legall, s’amusant à frôler son oreille du bout de ses moustaches copieusement poissées par tous les petits verres qu’il avait lichés dans la journée. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le train perdu, 1912, chapitre I)
  2. (Figuré) Friser, passer très près.
    • N’est-ce pas étrange que des gens passent toute une vie sans même frôler le drame ? — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre IX, Gallimard, 1937)
    • Nourris de lait sûri, d’orties, puis de grenailles de pommes de terre, finalement poussés au seigle jusqu’à frôler le coup de sang, les cochons vagabondent tout le jour dans le pachis — le clos — autour de la maison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  3. (Astronomie) Passer à une relative proximité d’un corps céleste sans toutefois le menacer d’une collision.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Frédéric GodefroyDictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage
  2. a et b « frôler », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
  3. a et b « frôler », dans Émile LittréDictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage