FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIe siècle) Du latin frenum (« mors, bride »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
frein freins
\fʁɛ̃\

frein \fʁɛ̃\ masculin

  1. (Vieilli) Mors, partie de la bride qu’on met dans la bouche du cheval pour le gouverner.
    • Un cheval qui mâche son frein, qui ronge son frein.
  2. (Figuré) Ce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison.
    • L’honneur, les lois, les bienséances sont autant de freins qui retiennent les hommes qui les empêchent de mal faire.
    • Sa passion ne connaissait plus de frein.
    • Mettre un frein à ses désirs, à ses passions, à sa colère, à son ressentiment.
  3. (Figuré) Personne qui constitue une entrave au bon déroulement d’un acte, au bon avancement d’une entreprise commune.
    • Matuidi, un frein pour le transfert de Rabiot ? — (buzzsport.fr, 9 juillet 2018)
  4. (Par analogie) (Anatomie) Ligament qui bride ou retient quelque partie ou quelque organe du corps.
    • En arrière du foie, on trouve le ligament hépato-gastrique, qui fixe l'estomac dans la scissure postérieure du foie; ce frein se prolonge à droite et en arrière, attache le duodénum à la face inférieure du rein droit, puis se dirige de droite à gauche, en se continuant avec le péritoine pariétal de la région sous-lombaire et le mésentère proprement dit. — (Auguste Chauveau, Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques, troisième édition revue et augmentée avec S. Arlong, Paris : Librairie J. B. Baillière & fils, 1879, p. 438)
  5. (Mécanique) Dispositif destiné à modérer la vitesse d’un mécanisme, à enrayer les roues d’un véhicule.
    • […] le bateau raidissant sa chaîne cassa ses bosses ; le frein du guindeau se rompit ; il fallu mouiller le seconde ancre pour pouvoir le réparer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • La place de la Nation, […], s'ouvrait à tous les vents. Des tramways éclairés et vides y décrivaient, en piaulant sur leurs rails, une courbe laborieuse et quelques rares taxis, ralentissant l'allure, répondaient du crissement brutal des freins. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Si la topographie l'exige, le préfet peut imposer sur certaines voies l'obligation de munir tout véhicule d'un frein ou d'un dispositif d’enrayage. — (Article 17, Code de la route, France, 30 octobre 1935)
  6. (En particulier) Petite pièce fixée sur un écrou et qui l’empêche de se desserrer.

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   frein figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : automobile.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • frein sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

frein \Prononciation ?\ masculin

  1. (Équitation) Frein.
    • Di m’avant que ce signefie
      Que tu n’as frein n’esperon, di
      — (Meraugis de Portlesguez, édition de Michelant, page 76, début du XIIIe siècle)
    • n’as frain ne esperons — (idem, manuscrit du Vatican, f. 108r.)

VariantesModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier