FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Ancien participe présent adjectivé de frire avec le sens initial de « qui grille, frétille d’impatience ».

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin friand
\fʁi.jɑ̃\

friands
\fʁi.jɑ̃\
Féminin friande
\fʁi.jɑ̃d\
friandes
\fʁi.jɑ̃d\

friand \fʁi.jɑ̃\

  1. Qui aime la chère fine et délicate, et qui s’y connaît.
    • Il n’est pas gourmand, mais il est friand.
    • Il est très friand de sucreries.
  2. (Sens figuré) Qui aime beaucoup d’une chose et la recherche avec empressement.
    • Les odeurs forestières, senteurs adorées par les âmes friandes de poésie à qui plaisent les mousses les plus innocentes, les cryptogames les plus vénéneux, les terres mouillées, les saules, les baumes, le serpolet, les eaux vertes d’une mare, l’étoile arrondie des nénuphars jaunes ; toutes ces vigoureuses fécondations se livrent à vos narines en vous livrant toute une pensée, leur âme peut-être. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)
    • Alors que je me plaignais de voir mes revenus ainsi régulés, on me fit savoir que cela devrait m'encourager à travailler pour m'assurer les petits extras dont je suis si friand. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
    • Elle excelle aux tortillements, tour à tour fougueuse et alanguie, toujours disposée, experte en diable, friande de toutes les combinaisons. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 199)
  3. (Par extension) Qui est agréable à manger, qui est alléchant par sa délicatesse.
    • Morceau, mets friand.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
friand friands
\fʁi.jɑ̃\

friand \fʁi.jɑ̃\ masculin

 
Des friands
  1. (Cuisine) Petit gâteau de pâte feuilletée contenant de la viande (généralement de la chair à saucisse).
    • Une fois arrivé, je m’achetais un friand (une sorte de petit pain en pâte feuilletée, fourré de chair à saucisse) tout chaud et croustillant. — (Albert Kleinsinger, Une Goutte de vie dans l’amer, Éditions Le Manuscrit, 2006)
    • Martin s’était placé en bout de file. Il avait éteint sa musique. « Des friands à la saucisse ? » avait dit le garçon à son grand-père, et le grand-père avait acquiescé du menton, l’air grave, avant de répondre : « Bien sûr, des friands à la saucisse. » Martin restait bloqué sur ce souvenir. Bien sûr. Bien sûr, des friands à la saucisse. — (Denise Mina, Des dieux et des bêtes, traduit de l’anglais (Écosse) par Nathalie Bru, Le Masque, 2014, chapitre 1)
    • Mon père s’en servait pour faire des friands.
      –Sans blague ?
      – C’était pendant le siège de Paris. Y avait rien d’autre à becqueter.
      – Ton père faisait des friands au rat ?
      – Au début, il voulait en faire des terrines et des pâtés de campagne, mais comme il restait plus assez de pain pour manger avec, alors il a décidé de faire des friands. La croûte était en partie faite de sciure de bois. Ouais, il faisait des friands au rat comme il aurait fait des chaussons à la viande et aux légumes.
      — (Christopher Moore, Sacré Bleu, traduit de l’anglais (États-Unis) par Luc Baranger, Éditions des Équateurs, 2015, chapitre 23)
    • Lorsque vous êtes amené à manger à la cafétéria, le mieux est de prendre une salade composée. Si cela vous est difficile, ou si vous avez envie d’autre chose, évitez les produits les plus gras tels que :
      — le friand à la viande,
      — le friand au fromage,
      — la quiche,
      — la tarte aux légumes,
      — les viennoiseries.
      — (Jacques Fricker, Le Régime sur mesure, éditions Odile Jacob, 2001)

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

  • friand sur l’encyclopédie Wikipédia