gagner sa vie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de gagner, sa et vie.

Locution verbale Modifier

gagner sa vie \ɡa.ɲe sa vi\ (se conjugue → voir la conjugaison de gagner)

  1. (Figuré) Gagner de quoi vivre, notamment en travaillant.
    • Parfois la liquidation des comptes frisait les moyens violents. C’était toujours un démêlé fort prolixe et souvent pénible, mais à notre époque de progrès on ne gagne pas sa vie sans batailler. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 46 de l’éd. de 1921)
    • Pas de nuit qui ne s’achevât sans esclandre et c’est là qu’un matin, dépêché par le journal où je gagnais ma vie, j’aperçus sur un froid carrelage une fille assassinée. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 11)
    • Selon une autre version, Isaac aurait habité un port de mer où il gagnait péniblement sa vie comme arrimeur. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • À votre tour comprenez le sauva­ge, qui vint à Paris comme boursier, et gagna sa vie à enseigner la Libre Pensée. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, p. 174)
    • […] et si le bon sens n’a jamais proféré cette absurdité monstrueuse qu’il n’y a pas de sot métier, il est bien forcé de reconnaître qu’un métier, si sot soit-il, on est bien forcé de l’exercer pour gagner sa vie, quand on n’en a pas d’autre. — (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)

SynonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier