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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Mot composé de garde et de champêtre.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
garde-champêtre gardes-champêtres
\ɡaʁd.ʃɑ̃.pɛtʁ\

garde-champêtre \ɡaʁd.ʃɑ̃.pɛtʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (France) Agent municipal qui a pour mission la garde, la surveillance et la protection du village.
    • Un procès-verbal avait été dressé par le garde-champêtre de la commune de Pont-sur-Yonne, contre plusieurs particuliers de la commune de Michery, et notamment contre le maire de cette commune, qu’il avait trouvé, disait-il, occupé avec beaucoup d’autres habitans, à défricher une pâture sur laquelle les habitans de Pont-sur-Yonne prétendaient être en possession d’envoyer paître leurs bestiaux. — (Annulation d’un jugement du tribunal de police du canton de Pont-sur-Yonne, du 25 Germinal an X, sur le pourvoi de Jacques Deschamps, du 14 Brumaire an XI, dans Bulletin des jugements du Tribunal de cassation rendus en matière criminelle, t. 8, an XII, réimprimé en 1820, page 58)
    • Cependant, le caractère vraiment ornemental et architectural des armoiries, qui ne tolérait pas une représentation des objets sous leur forme parfaitement naturelle, se conserva […] jusqu’au milieu du 16e [siècle]. Depuis, les bonnes traditions allèrent s’affaiblissant, jusqu’au 19e qui a été témoin de la décadence complète de cet art vénérable, dont il semble qu’on eût oublié même les principes les plus élémentaires. […] Enfin les paysagistes se mirent de la partie et fournirent des preuves de leur talent en esquissant des armoiries où des pêcheurs à la ligne se perdaient en rêveries sur des bancs de gazon, où des villages entiers avec leur clocher et la maison du maire se dessinaient sur un horizon fuyant, où des rochers, couronnés de châteaux en ruines, encadraient des prés au-dessus desquels planaient des vautours, en quête de proie, tableaux d’après nature agréablement saupoudrés de gardes-champêtres, de cosaques galopants, de chasseurs tiroliens, ou, en faisant un retour vers l’antiquité, nous montrant Samson aux prises avec son lion et Daniel dans la caverne en compagnie d’une demi douzaine de ces quadrupèdes peu sociables. Nous en passons, et des meilleurs : abominations héraldiques, de force à faire tomber à la renverse tous les hérauts des âges chevaleresques. — (Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d’un Dictionnaire des termes du blason, tome 1 (A–K), G. B. van Goor Zonen, Gouda, 1884)
    • Il avait huit ans lorsque, certain dimanche où il s’était, paraît-il, montré plus turbulent encore que de coutume, Bédouin, le garde-champêtre, […] vint le prendre à son banc, et, de force, le contraignit à se mettre à genoux au milieu de la nef. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)

Variantes orthographiquesModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier