FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Verbe 1) De l’occitan ; dérivé de gaulha[1] (« trou d’eau, flaque »).
(Verbe 2) Variante dialectale de gouailler.

Verbe 1 Modifier

gauiller \ɡo.je\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Occitanie) S’enfoncer, en parlant d’un sol détrempé.
    • Un gauillassou, c’est un fond de pré détrempé avec, parfois, un ruisselet qui sinue, invisible, sous les joncs. On avait un verbe, gauiller, pour dire que le sol ne portait pas, qu’on enfonçait. « Ça gauille. » — (Pierre Bourgounioux, Le Chevron, Lagrasse, Verdier, 1996, p. 13)
  2. (Occitanie) S’enfoncer dans un sol détrempé.
    • Quand la terre est debout, devant, qu’on s’empêtre aux ronciers, aux ruisseaux, qu’on voit mal, qu’on gauille, qu’on s’époumone et que c’est en vain, on est raisonnablement fondé à supposer qu’il y a maldonne. — (Pierre Bourgounioux, Le Chevron, Lagrasse, Verdier, 1996, p. 45)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Verbe 2Modifier

gauiller \ɡo.je\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Champagne, Ardenne & Lorraine) Jouer en s'amusant dans l'eau ou dans la boue.
    • Tout de même, elle était « du pays » , ils l'agréèrent. Elle put, avec les autres, « gauiller » dans la boue, donner la chasse aux chats et aux poules, faire aboyer les chiens enchaînés aux niches, et chaparder les fruits. — (Jean Piot, Le village, éd. E. Figuière & cie, 1914, page 35)

VariantesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  • Michel Tamine, Le parler de Champagne: dictionnaire du français régional, éd. Bonneton, 2004, p. 73