FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De gaule.

Verbe Modifier

 
Gauler les cabosses. (sens 2)

gauler \ɡo.le\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Battre un arbre avec une gaule pour en faire tomber le fruit.
    • On ne doit point gauler les arbres ni les secouer; tout au plus peut-on user modérément de ce dernier moyen vers la fin de la récolte. Les. prunes seront soigneusement ramassées tous les jours ou tous les deux jours, suivant le besoin : […]. — (A. G. de Raigniac, Instruction sur la culture du prunier de Robe de Sergent et la préparation de son fruit, Agen : chez P. Noubel, 1822, page 28)
  2. (Par extension) Faire tomber, attraper les fruits avec cette technique.
    • Il n'y avait plus qu'à faucher le blé noir, arracher les pommes de terre et gauler noix et châtaignes ; de ceci les gamins se chargeaient le jeudi et le dimanche, pour se distraire. — (Henri Bachelin, Le Village, Marivole Éditions, 2013, chapitre 3)
    • Elles t’offriront, Amour, des raisins, des pommes cueillies sur l’arbre, et, pour te gauler des noix, emprunteront au bouvier son aiguillon. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 134)
  3. (Par extension) Faire tomber les fruits en utilisant une autre technique.
    • Notre suprême amusement était de gauler les amandes avec nos lance-pierres. Nous étions champions. Ce jeu n’avait pas tellement pour but de faire tomber les amandes pour les manger mais de mesurer notre adresse. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 124)
  4. (Figuré) (Argot) Attraper, prendre, stopper une personne.
    • – Crois-moi qu’à cette heure-ci, le samedi soir, ils ont faim et ils en bavent d’envie de gauler les college boys, ils ont renforcé les patrouilles, […] — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 27)
    • – Il revient pas dis le Manuelo ! Il s’est fait gauler par les bourres ! Il est plutôt con faut avouer ! — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Version A de « Féérie pour une autre fois », Gallimard, Paris, 1993)
    • En vrai, je vais vous dire, les keufs, c'est pas à cause du Booster qu'ils m’ont gaulé... J'ai cru que je pourrais m'amuser avec eux... — (Rodolphe Bleger, Aux larmes sauvageons !, Éditions Erynnies, 2012, page 95)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier