FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1752) De l’ancien français jarzeu (« ivraie »), jardeau (id.), jargerie (id.), probable dérivé de jart (« poil dur », anciennement « aiguillon ») → voir jarser qui a pu servir pour désigner des mauvaises herbes.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
gerzeau gerzeaux
\ʒɛʁ.zo\

gerzeau \ʒɛʁ.zo\ masculin

  1. (Botanique) (Désuet) Nielle des blés.
    • C'est l’Agrostemma githago de Linné, ou Lychnis githago. Elle est connue vulgairement sous le nom de nielle, alêne, gerzeau, lamprette, mierge, œillet de Dieu.
      Jusqu'en 1872, on ne savait pas qu'elle fût dangereuse, on ne lui reprochait que de communiquer au pain une amertume désagréable. C'est Eloire, vétérinaire de la Capelle (Aisne), qui soupçonna qu'elle pouvait causer la mort par empoisonnement.
      — (Ernest Menault & ‎Henri Rousseau, Les plantes nuisibles en agriculture et en horticulture: et les moyens de les détruire, éd. O. Doin, 1902, p. 168)
  2. (Botanique) (Désuet) Vesce.
    • Au moment où nous écrivons ceci , les froments se diaprent de toutes les couleurs, les panaches de folle avoine et de chiendent dominent la céréale, et la vesce champêtre, connue des cultivateurs sous le nom de gerzeau, enlace les tiges ou recouvre les épis renversés par l'orage : cela fait peine à voir. — (E. Jamet, « De l'industrie beurrière en Ille-et-Vilaine », dans le Journal d'Agriculture pratique, année 1859, tome 2, Librairie agricole de la Maison rustique, 1859, p. 98)
    • Dans une culture mixte du blé et du gerzeau la reproduction du blé est plus stimulée et le contenu du phosphore dans le substratum est plus grand. Ces phénomènes sont provoqués par la substance biologiquement active — allantóme — dont le donateur, en ce cas, est le gerzeau. — (D. Gajic, « Analyse expérimentale de la dynamique du phosphore dans le substratum comme de résultat d'interaction du blé et du gerzeau », traduit du yougoslave, Bulletin scientifique du Conseil des académies de la RSF de Yougoslavie : sciences naturelles, techniques et médicales, vol. 14, 1969, p. 442)
    • Les vilains vivaient dans les environs lépreux de la Cité, derrière les murs, sur des sols arrachés à la friche, recouverts de champs de gerzeau et d’escourgeon. — (Inès Nollier, Abélard: le philosophe du Christ, Pygmalion/G. Watelet, 1984, p. 57)
  3. (Botanique) (Désuet) Gesse.
    • Les pigeons ne vivent, presque toute l'année, que de semences de mauvaises herbes. […], ils les utilisent au profit de l'homme par la chair de leurs petits. Ils lui rendent encore un plus grand service, en consommant les semences des vesces sauvages, du bluet, du gerzeau (appelé faussement nielle), et de quelques autres plantes nuisibles que d'ordinaire aucun des petits oiseaux ne mange. […]. Et quel est le nombre de ces petites semences, par exemple de celles de vesces sauvages, consommées par ces oiseaux ? — (Eugène Gayot, Le Pigeon - Histoire naturelle, races d'utilité et d'amateurs, reproduction, éducation, hygiène, maladies, écoles de tir, Paris : chez E. Dentu, 1876, p. 145)
    • Dans ce champ et dans le précédent, le nitrate de soude a eu des effets plutôt inattendus sur l'état de propreté de la culture : tandis que le froment, favorisé par cet engrais, a dominé le gerzeau (Lathyrus aphaca, principalement) au point d'entraver complètement sa végétation, il a été considérablement incommodé par cette plante dans la bande témoin. — (Annales de l'École nationale d'agriculture de Rennes, vol. 3-4, 1909, p. 78)

VariantesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

AnagrammesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier