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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1531) Giffle « joue », de giffe (XIIIe siècle), de l'ancien picard, du wallon tchife, du vieux-francique *kifel « joue, mâchoire » (cf. néerlandais kevel « gencive », flamand kavel), apparenté à l'allemand Kiefer « mâchoire ».

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
gifle gifles
\ʒifl\

gifle \ʒifl\ féminin

  1. (Archaïsme) Joue.
    • Les vents Eure, Note et Zéphire, s'ébouffent, mais non pas de rire, oui bien à force de souffler, ce qui fait leurs gifles enfler. — (Paul Scarron, Virg. II.)
    • Ses joues [d'un gardien de la Bastille] plissées comme des bourses à jetons, ressemblent aux gifles d’un singe, — (Mémoires d’un prisonnier de la Bastille réfugié en Hollande, fin du XVIIe siècle, dans le National, 15 décembre 1850)
  2. (Courant) Coup donné avec la paume et le dos de la main sur la joue.
    • Pif ! paf ! les gifles commencèrent à pleuvoir et la vaisselle à danser : […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Parpoil lança à Gaspard une telle gifle que le garçon chancela. — (André Dhôtel, Le Pays où l'on n'arrive jamais, 1955)
    • Le sorcier imposait les mains sur les malades ; les malades donnaient une gifle au sorcier, et ils s’en retournaient guéris. Cela coûtait deux sous. — (Octave Mirbeau, Rabalan,)
    • L’éventualité de la gifle dissuade l'enfant de déchirer les livres de la bibliothèque paternelle, comme l’éventualité de la contravention dissuade l'automobiliste de stationner, dans la zone bleue, au delà de l'heure marquée au cadran. — (Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, éd. Calmann-Lévy, 1962, p. 400)
    • Un adage revenait dans leur bouche : « Il faut qu’un paysan ait toujours une gifle près de la nuque » ; voulant dire qu’on doit constamment le faire vivre dans la crainte, l’épaule basse. Souvent, d’ailleurs, « gifle n’était qu’un raccourci pour dire « fers », « fouet », « corvées »… — (Amin Maalouf, Le rocher de Tanios, Grasset, 1993, collection Le Livre de Poche, page 21.)
    • Pour moi, la seule chose assez évidente c'est qu'il a reçu une belle rafale de gifles, pas longtemps avant de canner, lui dit le médecin. — (Jacques Barbancey, Mort au con!: Polar humoroïde, Mon Petit Éditeur, 2015)

SynonymesModifier

Joue

Quasi-synonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

→ voir coup de poing

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe gifler
Indicatif Présent je gifle
il/elle/on gifle
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je gifle
qu’il/elle/on gifle
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
gifle

gifle \ʒifl\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de gifler.
    • Lave ta tignasse ou je te gifle ; fais-toi des locks, des tresses, rase-toi le crâne ; donne ta chemise ; cesse d’être ma honte, le soir, quand les voisines viennent, avec leur air de pimbêches, Fatoumata surtout, et qu’elles demandent : et ton frère ? où donc est-il, notre chéri ? où est-il, petit Abou ? — (Bernard-Marie Koltès, Tabataba, 1986, suivant Roberto Zucco, page 100)
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de gifler.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de gifler.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de gifler.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de gifler.

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Nom commun Modifier

gifle \Prononciation ?\ féminin

  1. Variante de gife.

RéférencesModifier