glapissement

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
glapissement glapissements
\ɡla.pis.mɑ̃\

glapissement \ɡla.pis.mɑ̃\ masculin

  1. Cri aigu que fait entendre un animal qui glapit.
    • Le rugissement des lions, le hennissement des chevaux, le braiement des ânes, le bêlement des béliers, le mugissement des taureaux, le grognement des cochons, des sangliers et des verrats, le raîment des cerfs, la voix grêle des gazelles, le murmure amoureux des rongeurs, les cris inarticulés des singes, les hautes clameurs des alouettes, le triste hurlement des hyènes, le glapissement des renards, le gromellement des blaireaux, &c. ; enfin tous ces accens divers dont résonnent les forêts et les déserts sauvages, ne sont dans les animaux que l’expression des desirs[sic] d’amour. — (Nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle, tome XIX (Qot - Ryz), Imprimerie de Crapelet, Paris, An XI (1803))
    • […], je passe une nuit excellente dans mon lit de camp, et mon long sommeil réparateur n’est interrompu que pendant quelques instants par des aboiements furibonds répondant aux glapissements lointains d’un chacal. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 40)
    • Le cajolement du geai se mêlait au croassement de la corneille ; dès les premiers signes de l’automne, leur chant couvrait le glapissement lugubre des grues qui descendaient vers le sud, se déployant en un vol fluide et ondulant. — (Roland Willay Adams, Rodaya : Ou le fleuve du sang, 2010)
  2. (Figuré) (Péjoratif) Cri humain de même tonalité.
    • Le Carcan rentrait des champs ; il fut mis au courant de l’affaire et bientôt mêla son organe tonitruant aux glapissements de sa conjointe. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Allumant France-Inter, il tomba sur une émission qui décortiquait l’actualité culturelle de la semaine ; les chroniqueurs s’esclaffaient bruyamment, leurs glapissements convenus et leurs rires étaient d’une vulgarité insoutenable. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 259)
    • Rien ne lui échappait : le susurrement sucré de la jeune vedette héroïne, le parler guttural du caïd sans scrupules, les nasillements du faux-frère, les jacassements de la commère, le jargon du bellâtre amoureux, les caracoulements du jeune premier, les gémissements de l’orpheline, les piaulements des villageois, les babillements des ouvrières, les graillements de la douairière, les braillements du nouveau riche en train de se pavaner, les sifflements du beau-parleur, les craillements des hommes avides, les croassements des maîtres-chanteurs, les coqueriquements des hâbleurs, les jabotements de la fille de joie, les cacardements de l’oie blanche, les pépiements des enfants, les gazouillements de l’alerte soubrette, les glatissements du foudre de guerre, les glapissements de la grue de service, les piaillements de la valetaille, les gloussements de la poule émoustillée, les hôlements du maître-chanteur, les frigottements de sa victime, les glougloutements du dindon de la farce, les coucoulements du pique-assiette, les frouements de la vieille femme acariâtre, les pupulements de la coquette, les gringottements du jeune chanteur, les cajolements du faraud, les grisolements de la mauviette, les margottements de la petite caille grassouillette, les criaillements de la grande pintade efflanquée, les trissements de l’hirondelle des faubourgs […] — (Christine Longepierre, Alinéa, Orizons, Paris, 2010)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

ParonymesModifier

RéférencesModifier