glisomarga

GauloisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de *gliso- (« blanc »), apparenté à l'irlandais gel (même sens), glaise en français, et de marga[1][2] (« marne »).

Nom commun Modifier

Déclinaison des thèmes en -ā-
Cas Singulier Cas Pluriel
Nominatif glisomargā Nominatif *glisomargās
*glisomargias
Vocatif ancien glisomarga Vocatif incertain *glisomargas
tardif *glisomargi
Accusatif ancien *glisomargan Accusatif *glisomargas
tardif *glisomargim
*glisomargin
*glisomargi
Génitif ancien *glisomargās Génitif *glisomarganon
*glisomarganom
tardif *glisomargiās
Datif ancien *glisomargāi
*glisomargăi
Datif *glisomargabo
tardif *glisomargī
*glisomarge
Instrumental-sociatif ancien ? Instrumental-sociatif *glisomargabi
tardif *glisomargia
Annexes et références

glisomarga *\Prononciation ?\

  1. (Géologie) Argile blanche, glaise blanche.

RéférencesModifier

  • [1] Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, préf. de Pierre-Yves Lambert, Errance, Paris, 2003, 2e édition, ISBN 2-87772-237-6 (ISSN 0982-2720), page 180
  • [2] Jean-Paul Savignac, Dictionnaire français-gaulois, La Différence, Paris, 2004, ISBN 978-2729115296, page 180

LatinModifier

ÉtymologieModifier

Du gaulois glisomarga.

Nom commun Modifier

Cas Singulier Pluriel
Nominatif glisomargă glisomargae
Vocatif glisomargă glisomargae
Accusatif glisomargăm glisomargās
Génitif glisomargae glisomargārŭm
Datif glisomargae glisomargīs
Ablatif glisomargā glisomargīs

glisomarga \Prononciation ?\ féminin

  1. (Géologie) Marne blanche, craie mêlée de terre grasse.
    • tertium genus candidae glisomargam vocant. est autem creta fullonia mixta pingui terra, pabuli quam frugum fertilior, ita ut messe sublata ante sementem alteram laetissimum secetur. dum fruges, nullum aliud gramen emittit. durat XXX annis. densior iusto Signini modo strangulat solum. columbinam Galliae suo nomine eglecopalam appellant. glaebis excitatur lapidum modo, sole et gelatione ita solvitur, ut tenuissimas bratteas faciat. haec ex aequo fertilis. — (Pline, Naturalis Historia, livre XVII, 8)
      La troisième espèce de marne blanche se nomme glissomarga ; c'est une craie à foulon, mêlée de terre grasse : elle vaut mieux pour les fourrages que pour les champs à blé; de telle façon que, la moisson étant enlevée, on a, avant les semailles de la suivante, une très grande quantité de fourrages. Tant qu'elle est couverte de blé, elle ne permet à aucune autre herbe de pousser; l'effet en dure trente ans : si on en met trop, elle étouffe le sol comme le ferait le ciment de Sigulum. Les Gaulois donnent à la marne colombine, dans leur langue, le nom d'églécopala; on la tire par blocs comme la pierre ; le soleil et la gelée la dissolvent tellement, quelle se fend en lamelles très minces ; elle est aussi bonne pour le blé que pour le fourrage. — (traduction)

VariantesModifier

RéférencesModifier