goguenarder

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De goguenard.

Verbe Modifier

goguenarder \ɡɔɡ.naʁ.de\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Faire le goguenard.
    • Nous sommes absolument du même avis, reprit l’autre en goguenardant, mais il n’en est pas moins vrai que j’en devins amoureux, […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
  2. Adresser des propos goguenards.
    • Il embrasse Mathurine,
      Goguenarde Mathurin.
      — (Jacques Brasdor, Le far-niente, À travers champs, Seigneurs et manants ; Imprimerie Émile Voitelain et Cie, Paris, 1869, page 35)
    • On voit, dit-il en goguenardant, que ces Messieurs arrivent de province. À Paris, la mode est passée de massacrer les aubergistes qui refusent de louer leurs chambres. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
    • Les couples encore unis demeurent perplexes, aux aguets, et peu à peu des rires sournois se dessinent sur les bouches narquoises, courent en goguenardant jusque sur l’estrade où les musiciens se font du bon sang, tout comme les autres. — (Willy [Henry Gauthier-Villars] et Sidonie-Gabrielle Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, p. 252)
    • A petits pas gourds, chaussé de chaussons, un vieux gaga apoplectique, rhumatismal, ataxique et blanc, dont par derrière les kellner se gaussaient, le goguenardant et tournant en bourrique, vint s'attabler à un autre coin; […]. — (William Ritter, Leurs Lys et leurs Roses, Mercure de France, 1903, p. 131)

TraductionsModifier

PrononciationModifier