FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) Faisait gogette en ancien français, diminutif de gogue (« plaisanterie, propos joyeux ») → voir goguenard.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
goguette goguettes
\gɔ.gɛt\

goguette \ɡɔ.ɡɛt\ féminin

  1. Joyeux festin où la liberté est de règle.
    • Par chaque fenêtre on apercevait des tablées de monde endimanché, et des cris sortaient des maisons en goguette. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 43)
    • Certains caboulots, ici, ne ferment jamais réellement, et quelle que soit l’heure, vous apercevez toujours […] des noceurs, des gens en goguette. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
  2. Plaisanterie, propos joyeux, allant parfois jusqu’à être offensant.
    • Que de goguettes,
      Que d’amourettes !
      Jamais de dettes,
      Point de nœuds constants.
      — (Béranger, Cocagne)
    • La noce réveilla un peu les plaisantins. On en fit des goguettes. Puis on en fit moins. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 282)
  3. Société chantante, sociétés organisant des soirées chantantes.
    • La goguette a disparu presque tout à fait, et les jeunes ne se figurent pas ce qu’étaient ces réunions amicales des amateurs de la chanson. — (Paulus, Mémoires)
    • Des goguettes nouvelles, nous n’en parlons pas, il y en a par centaines. — (Henri Avenel, Chansons et chansonniers, C. Marpon et E. Flammarion Éditeurs, Paris, 1890, pages 19-20)

DérivésModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

  • goguette sur l’encyclopédie Wikipédia