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ÉtymologieModifier

De l’ancien français geuse, josier, issu du bas latin geusiae (« bords du gosier ») (Marcellus, De medicamentis, Ve siècle), emprunté au gaulois (cf. gallois gewai (« glouton »)) ; à rapprocher du lorrain gosse (« gosier »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
gosier gosiers
\ɡo.zje\

gosier \ɡo.zje\ masculin

  1. (Anatomie) La partie intérieure de la gorge qui fait communiquer le pharynx avec l’œsophage.
    • J’essayais, en contractant le gosier, d’absorber le moins possible d’eau et de résister à l’asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l’air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • […] ; l’autre, son barda sur l’épaule, les chausses lui dégringolant le long des jambes, la tête rejetée en arrière et s’envoyant un jet de sa gourde dans le gosier, a l’allure épaisse et la trogne truculente d’un rustaud des Flandres. — (Rachel Valentino, La formation de la peinture française : le génie celtique et les influences, éd. G.P. Maisonneuve, 1936, p. 307)
    • Mais si t’as le gosier
      Qu’une armure d’acier
      Matelasse,
      Goûte à ce velours,
      Ce petit bleu lourd
      De menaces.
      — (Georges Brassens, Le Bistrot, in Les Funérailles d'antan, 1960)
    • Avoir le gosier écorché, le gosier tout en feu.
    • Il lui est resté une arête dans le gosier.
  2. Canal qui fait communiquer le pharynx avec le larynx.
    • Le gosier d’un oiseau.
  3. (Par analogie) Larynx
    • Quelques ordres fusèrent […]. Aboyés avec la rudesse gutturale d’un gosier poméranien, ils eurent pour effet immédiat de déloger un groupe de feldgraus agglutinés devant la flamme dansante d’un brasero. — (Jean Vautrin, Les Années faribole, Robert Laffont, 2012, p.14)

DérivésModifier

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • gosier sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier