FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom commun 1) (Date à préciser) De l’arabe غول, ḡwl (« espèce de loup-garou, ogre »).
(Nom commun 2) (Date à préciser) Forme du français de l'Ouest du mot gueule, typique des parlers normands, gallos et poitevins.

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
goule goules
\ɡul\

goule \ɡul\ féminin

  1. (Mythologie) Génie dévorant, d’après les superstitions du Levant, les corps morts dans les cimetières.
    • Aux déités folles des vieux empires,
      Nous opposons des diables peu tentants,
      Des loups-garous, des goules, des vampires.
      — (Pierre Jean de Béranger, Vin de Chypre)
    • Goules, dont la lèvre
      Jamais ne se sèvre
      Du sang noir des morts !
      — (Victor Hugo, Ball. 14)
    • Elle me rappelait cette goule des Mille et une Nuits qui se mettait à table comme les autres, mais seulement pour manger quelques grains de riz avec un cure-dents. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • Nous dînâmes tous ensemble dans la cour, à la lueur de trois ou quatre lampes de cuivre jaune assez semblables aux lampes antiques funèbres, dont l’air de la nuit faisait vaciller la flamme en ombres et en lumières bizarres qui nous donnaient l’air de lamies et de goules déchirant des morceaux d’enfant déterré. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Ce genre de rire me semblait dépasser son objet. Il s’inspirait des vedettes de cinéma. Il s’alliait à la mode des grandes bouches de goules, tartinées de rouge jusqu’aux oreilles. Je regrettais le rire discret des jeunes filles d’autrefois et leurs bouches en cerise. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 29)
    1. Un des multiples monstres de rivières supposés sévir au Moyen Âge.
      • La grande goule de Lyon, la goule de Poitiers…
  2. (Mythologie) Vampire.
    • Comment lui dire que cette charmante femme était une vampire, une oupire, une goule, un hideux ramassis d’ossements desséchés dont le tombeau, situé quelque part, sur les bords de la Seine, s’emplissait de crânes ayant appartenu à de malheureuses jeunes filles qu’elle avait scalpées à son profit, elle, la comtesse Marcian Gregoryi, la goule, l’oupire, la vampire ? — (Paul Féval, La Vampire, E. Dentu, 1891, pages 155-166)
  3. (Mythologie) Serviteur d’un vampire.
  4. Par extension, femme criminelle et hystérique.
    • Le visage des femmes était dur et cruel, quelques-unes ayant dû recourir aux bons offices du fard et des couleurs artificielles pour masquer de véritables mines de goules et de furies. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Vengeurs du Diable, 1932)
    • Il est évidemment pénible de voir quelqu’un qu’on a aimé, avec lequel on a partagé des nuits, des réveils, peut-être des maladies, des soucis pour la santé des enfants, se transformer en quelques jours en une sorte de goule, de harpie dotée d’une avidité financière sans limites. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, pages 223-224)

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
goule goules
\ɡul\

goule \ɡul\ féminin

  1. (Argot) Variante de gueule : bouche.
    • Cidrolin s’essuie la goule et murmure : Encore un de foutu. — (Raymond Queneau, Les fleurs bleues, E.Gallimard, 1965, p. 17)

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • goule sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Nom commun Modifier

goule \Prononciation ?\ féminin

  1. Variante de gole.
    • Parmi la goule comme mauvais mastins — (Garin le Loherain, édition de P. Paris)

RéférencesModifier