FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIXe siècle) De grec avec le suffixe -erie sur le modèle de chinoiserie. Le sens 2 vient de l’emploi désuet du nom Grec pour désigner les tricheurs professionnels.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
grecquerie grecqueries
\ɡʁɛ.kə.ʁi\

grecquerie \ɡʁɛ.kə.ʁi\ féminin

  1. Désigne quelque chose à caractère particulièrement grec ; ce peut être un objet tel un bibelot, un plat ou breuvage, une façon de faire (formalité, complication, comportement), une prestation musicale, une production théâtrale, cinématographique, télévisuelle ou littéraire, etc.
    • L’Athlète est une comédie amusante, paradoxale, et écrite en vers très ingénieux et d’une forme tout à fait originale. Le succès de cette petite « grecquerie » a donc été très vif. Rebel, Cornaglia et Mlle Baretty ont très gentiment interprété les principaux rôles. — (Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique, neuvième année, n°1, Librairie des Bibliophiles, Paris, (15 janvier) 1884)
  2. (Désuet) Tricherie, art de tricher.
    • Vous comprendrez facilement que je n’ai pu tirer de mon cerveau toutes les ruses et fourberies dont se compose l’art de la Grecquerie; j’ai donc dû les recueillir une à une des Grecs eux-mêmes, ou les deviner au besoin. — (Jean-Eugène Robert-Houdin, L’art de gagner à tous les jeux : tricheries des Grecs dévoilées, Calmann Lévy, 1879, page 5)

TraductionsModifier