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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Verbe 1) (Date à préciser) De grille.
(Verbe 2) (Date à préciser) De grille.
Signifiant originellement « supplicier par le feu » puis « rôtir ». Par extension, il prend le sens de « soumettre à une chaleur trop vive » et par affaiblissement « brûler légèrement », « torréfier » et dans l’usage familier « fumer » (une cigarette). Par analogie, il prend le sens de « mettre hors d’usage (par un excès de chaleur) » et, au figuré, « transgresser » (une signalisation), « éliminer » (un concurrent).

Verbe 1 Modifier

griller \ɡʁi.je\ transitif ou intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Supplicier par le feu.
    • Dans le film Disney Mulan, Mushu grille le faucon du chef des Uns.
  2. Rôtir sur le gril.
    • J’avais neuf ans et j’attrapais avec mon frère des sauterelles que nous faisions griller dans le jardin pour les manger. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
  3. (Métallurgie) Chauffer des minerais métalliques au contact de l’air, de façon à les oxyder et à les dégager par volatilisation des matières étrangères.
  4. (Par extension) Endommager, sécher ou mettre hors d’usage par une chaleur excessive.
    • Il s’est chauffé de si près qu’il s’est grillé les jambes.
    • Le soleil a grillé les vignes, les herbes.
    • Le soleil lui a grillé le teint.
    • Ces fleurs se sont grillées au soleil.
  5. (Familier) Fumer (une cigarette).
  6. (Figuré) (Familier) Ne pas respecter une étape ou un arrêt.
    • L’urgence était telle que j’ai grillé deux feux rouges et un arrêt.
    • Nous avons grillé les étapes, nous devrions tout reprendre à zéro.
  7. (Figuré) (Familier) Dépasser, prendre de vitesse.
    • Aussi, ils « grillèrent » un grand nombre de cyclistes et une automobile à quatre roues, ancien modèle, immobilisée par un pneu dégonflé. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 55 de l’éd. de 1921)
    • — Sans doute, reprenait M. Lavergne, redoutez-vous qu’il n’en raconte trop long et en donne ainsi l’éveil au coupable ?
      — Ce n’est pas cela, fit Ménardier, […] J’ai surtout peur qu’il me grille !
      — (Arthur Bernède, Belphégor, 1927)
    • J’étais arrivé de bonne heure parce que, ces soirs-là, il y a toujours des resquilleurs qui se faufilent et vous grillent votre fauteuil s’ils le voient inoccupé. — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors, ch. I, Série noire, Gallimard, 1956, p. 10)
  8. (Populaire) Discréditer ; décrédibiliser.
    • Du moment que personne ne demande qui a frappé, l’patron leur aura « filé le duce » et nous sommes cuits, brûlés, grillés, carbonisés. Autant s’tirer. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Faire mine de rien, surtout faire mine de rien, il ne devait pas savoir que je savais, sinon j’étais grillé. Mais essayez donc de faire mine de rien quand un type vous empoigne et vous plaque au mur avec plus de force qu'un taureau. — (Marie Causse, Bleu tatouage, L'Arpenteur, 2014, chap. 7)
    • Il fallait qu’elle n’ait jamais été vue avant, et elle devait avoir un sponsor. Ce qui voulait dire qu’une voiture, aussi belle fût-elle, était grillée sur les meetings dès qu’elle avait paradé trois fois. — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, coll. Raconter la vie, p. 79.)
  9. (Spécialement) (Courant) Rater une première chance à son entrée dans une carrière.
    • Cela fit comme une traînée de poudre. On sut, cela se sut, Monteret n'était pas content. Je m'étais fait « griller ». On se disait bien, aussi, que je prenais les choses d'un peu haut, d'un peu loin... — (Amina Danton, La tangente, Gallimard (NRF), 2009, p. 180)
  10. (Argot) Percer à jour, repérer.  (étymologie à préciser ou à vérifier)
    • Nul ne sait si l'histoire d'un automobiliste faisant marche arrière pour « confisquer » le « barbecue » (le surnom du radar mobile) qui venait de le « griller » est vraie. Ou juste imaginaire parce que prêtant à sourire. — (Denis Boulard, Radar Business, Éditions First-Gründ, 2012 chap. 7)
    • J’étais sûr qu’il ne me demandait de mes nouvelles que pour pouvoir me taxer du fric ensuite, je l’ai trop grillé à deux kilomètres !
    • Faites griller, laissez griller ces côtelettes.
    • Ce feu est trop ardent, je grille.
    • (Vieilli) (Par extension) Avoir un grand désir, une extrême impatience de faire une chose.
    • Je grille de vous voir.
    • Griller d’impatience
    • (Absolument) Brûler d’impatience.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Verbe 2Modifier

griller \ɡʁi.je\ transitif

  1. (Transitif) Garnir d’une grille.
    • Il faut griller la fenêtre de ce cabinet.
    • Fenêtre grillée.
    • Loge ou baignoire grillée : Loge de théâtre garnie d’une grille qui en ferme l’ouverture du côté de la salle.
  2. (Désuet) (Religion) Enfermer derrière une grille, faire entrer en religion.
    • Il avait trois filles ; il en a grillé deux.

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) De glier (« glisser ») avec le suffixe -iller et dissimilation des deux \l\.

Verbe Modifier

griller \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Glisser.

DérivésModifier

RéférencesModifier