gueuserie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de gueux avec le suffixe -erie.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
gueuserie gueuseries
\ɡø.zʁi\

gueuserie \ɡø.zʁi\ féminin

  1. Métier de gueux, action de coquin.
    • Il y a beaucoup de gueuserie dans ce pays, il a fait là une gueuserie.
    • Le Libéralisme humanitaire est l'apogée de la gueuserie. — (Max Stirner, L'unique et sa propriété, 1845, page 128)
    • Antoine appartenait à sa mère par un manque absolu de volonté digne, par un égoïsme de femme voluptueuse qui lui faisait accepter n’importe quel lit d’infamie, pourvu qu’il s’y vautrât à l’aise et qu’il y dormît chaudement. On disait de lui : « Ah ! le brigand ! il n’a même pas, comme Macquart, le courage de sa gueuserie ; s’il assassine jamais, ce sera à coups d’épingle. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, page 55)
  2. (Péjoratif) Ensemble de gueux.
    • Puis il crispa ses poings, s’étendit sur le dos et sentit peser ses sept enfants dans son crâne : Marthe avec deux gosses, Berthe avec Bubu, Blanche et Saint-Lazare avec toute la gueuserie, Gustave collé à la Grande Marie qui suivait souvent la feignantise, les trois petits gosses qui mangeaient tant de pain et qui restaient là avec leurs becs ouverts de moineaux, — et mourut, les dents serrées et la gueule en avant. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 179)
    • L’éducation est ainsi dirigée que les malheureux s’attaquent de préférence à la misère ; un qui a son tablier déchiré se moquera d’un qui a son pantalon troué ; un qui tousse enverra une poussade à un qui boite ; la faiblesse et la gueuserie attirent les coups. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

RéférencesModifier