Étymologie

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Dénominal de guillotine.

guillotiner \ɡi.jɔ.ti.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Appliquer la peine de mort par le supplice de la guillotine.
    • Nous étions au plus fort des exécutions, on guillotinait trente ou quarante personnes par jour, et une si grande quantité de sang coulait sur la place de la Révolution, que l'on avait été obligé de pratiquer autour de l'échafaud, un fossé de trois pieds de profondeur. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • Le soldat des guerres de la Liberté attachait une importance presque supersti­tieuse à l’accomplissement des moindres consignes. De là résulte qu'il n'éprouvait aucune pitié pour les généraux ou les fonctionnaires qu'il voyait guillotiner après quelque défaite, sous l'inculpation de manquement à leur devoir. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 357)
    • Si les trois villages se soulevaient et qu’on tuât deux ou trois gendarmes, guillotinerait-on tout le monde ? — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre cinquième)
  2. (Par analogie)
    • Floche. — Une arme n’est dangereuse qu’aux mains d’un maladroit, et je suis maître de la mienne comme un bon écrivain est maître de sa langue. Songez que je vous crève un as à vingt-cinq pas, ou que je vous guillotine une pipe, le temps de compter jusqu’à quatre ! — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
    • Un canard, ça se guillotine, à la hache, même qu'y continue à trotter, la tête d'un côté, les pattes de l'autre. — (Jean-Marc Lelong, Carmen Cru # 4 - Ni Dieu ni maître, 1986, éditions France Loisirs, Paris, page 33)

Dérivés

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Hyperonymes

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Vocabulaire apparenté par le sens

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Traductions

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Prononciation

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Références

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