Voir aussi : Have, have, havé, hav̈e

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du vieux-francique *haswa- signifiant « gris comme le lièvre », parent avec l'allemand Hase (« lièvre »).

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
hâve hâves
(h aspiré)\ɑv\

hâve (h aspiré)\ɑv\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est pâle, amaigri, défait, souvent sous l’effet d’une épreuve.
    • Il n’y a pas d’apparence […] qu’un conseiller de la Tournelle regarde comme un de ses semblables un homme qu’on lui amène hâve, pâle, défait, les yeux mornes, la barbe longue et sale, couvert de la vermine dont il a été rongé dans un cachot. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique, article « Torture », 1764)
    • En voyant Arthur pâle, maigre et hâve, il n’y avait plus de sévérité possible. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Là étaient les débris vivants des meurtrières rencontres des premiers jours : dragons, zouaves, chasseurs de Vincennes, turcos, soldats de la ligne, hussards, lanciers, tous hâves, silencieux, mornes, traînant ce qui leur restait de souffle. — (Amédée Achard, Récits d’un soldat - Une Armée Prisonnière - Une Campagne Devant Paris, 1871)
    • Tout ce monde-là vous avait des mines hâves, jaunes, des yeux agrandis, cerclés de fièvre. — (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin - Les Douaniers, 1887)
    • La brousse y est hâve et sèche, grouillante de vipères et de mygales ; un homme qui s'y égare est un homme mort : en une nuit les fourmis rouges lui nettoient le squelette, comme pour un cabinet d'anatomie. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Effroyable Fiancé, 1932)
    • Hâves, déguenillés, mais l’œil plein d’étincelles,
      Sous les larges soleils et les frimas glacés,
      Partout ils vont chantant, tendant leurs escarcelles,
      Rarement accueillis et souvent repoussés.

      — (Laurent Tailhade, Les Citharistes de la rue, Poèmes élégiaques)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

ParonymesModifier

RéférencesModifier