habiller chez Francœur le poivre et la cannelle

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

L'image est ironique : Francœur est le nom d’un épicier : le papier des pages de l’œuvre écrite sert à l’emballage de l’épicerie. À rapprocher du sens figuré, plus récent, de torche-cul.

Locution verbale Modifier

habiller chez Francœur le poivre et la cannelle \a.bi.je ʃe fʁɑ̃.kœʁ lə pwa.vʁ‿e la ka.nɛl\ (se conjugue → voir la conjugaison de habiller)

  1. (Vieilli) (Rare) Tomber dans l’oubli, en parlant d’une œuvre écrite.
    • Il faut le dire avec franchise, ce duo n’est pas lisible, et si Favart n’avait jamais écrit autrement, ses ouvrages auraient, depuis long-tems,
      Habillé chez Francœur le poivre et la cannelle.
      — (Note de bas de page de Charles Nodier & Pierre-Marie-Michel Lepeintre, dans l’édition des Œuvres choisies de Favart, Paris : Madame Dabo-Butschert, 1824, p.243)
    • Ces six productions sont jugées par l’oubli où elles sont tombées. Il y a long-temps qu’elles ont été habiller chez Francœur le poivre et la cannelle. Tel sera toujours le sort des ouvrages de pure polémique; ils n‘auront pas même le faible mérite d‘être assimilés à ces vieilles médailles sans cours, qu’on garde par curiosité. Le temps en dévorera jusqu’à la dernière page.. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, Paris, 1830, vol. 1, p. 254)
    • Je me rangerai sans peine, si l’on veut, parmi ces téméraires qui publient tous les jours des fadaises qui, en sortant de chez le libraire, s’en vont rapidement
      « Habiller chez Francœur le poivre et la cannelle. »
      — (Jules Michelet & Edgar Quinet, Des Jesuites, Paris : Comptoir des Imprimeurs unis - Hachette - Paulin, 4e édition, 1843, p.208)

VariantesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Lyon) : écouter « habiller chez Francœur le poivre et la cannelle [Prononciation ?] »