habiller chez Francœur le sucre et la cannelle

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

L'image est ironique : Francœur est le nom d’un épicier : le papier des pages de l’œuvre écrite sert à l’emballage de l’épicerie. À rapprocher du sens figuré, plus récent, de torche-cul.

Locution verbale Modifier

habiller chez Francœur le sucre et la cannelle \a.bi.je ʃe fʁɑ̃.kœʁ lə sy.kʁ‿e la ka.nɛl\ (se conjugue → voir la conjugaison de habiller)

  1. (Vieilli) (Rare) Tomber dans l’oubli, en parlant d’une œuvre écrite.
    • Que répondrois-je alors? Honteux et rebuté,
      J'aurois beau me complaire en ma propre beauté,
      Et, de mes tristes vers admirateur unique,
      Plaindre, en les relisant, l'ignorance publique:
      Quelque orgueil en secret dont s’aveugle un auteur,
      Il est fâcheux, grand roi, de se voir sans lecteur,
      Et d’aller, du récit de ta gloire immortelle,
      Habiller chez Francœur le sucre et la cannelle.
      — (Nicolas Boileau Despréaux, Épitre I : Au Roi, dans Œuvres de Boileau, Paris : Lefèvre, 1821, vol.1, p.279)

VariantesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Lyon) : écouter « habiller chez Francœur le sucre et la cannelle [Prononciation ?] »