FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de hanter avec le suffixe -ise.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
hantise hantises
(h aspiré)\ɑ̃.tiz\

hantise (h aspiré)\ɑ̃.tiz\ féminin

  1. (Vieilli) (Péjoratif) Fréquentation, commerce familier chez quelqu’un.
    • La hantise d’un tel ne vaut rien.
  2. (Plus courant) (Figuré) Obsession, souvenir involontaire ou obstiné.
    • […], chacun est bien obligé de reconnaître pour soi comme pour le monde, l'exceptionnelle gravité de l'heure, gravité qui même au léger pays de France ne saurait cette fois se résoudre aux chansons et dont on ne réussit plus à chasser définitivement la hantise par un insouciant haussement d'épaules, un bridge, un souper joyeux ou un « ouikenne » aux sports d'hiver. — (Révérend Père Sanson, « Les forces spirituelles : Où va le monde moderne ? », dans Conferencia : journal de l'Université des Annales, année 31, n° 22, 1937, p. 515)
    • Sans cette hantise de retrouver ses assassins, depuis beau jour, Marcoul serait ailleurs. Il aurait obtenu sa mutation. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Chez les possédants, l’agitation sociale réveille une vieille hantise particulièrement vivace chez les bourgeois français : la peur de l’ouvrier. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
  3. (Religion) Fait pour un lieu d’être hanté par des revenants.
    • J’avoue que tout lecteur profane qui n’aurait jamais entendu parler des phénomènes de hantise pourrait attribuer les descriptions précédentes à des cerveaux de fous ou d’hallucinés. Cependant ces faits sont réels. L’idée du surnaturel domine, évidemment, dans toute cette famille et son entourage. Pour nous, une appréciation purement scientifique s’impose. — (Camille Flammarion, Les Maisons hantées, 1923, éd. 1989, ISBN 2277219851)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • hantise sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier