Ouvrir le menu principal

harcèlement sexuel

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1984)[1] Composé de harcèlement et de sexuel.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
harcèlement sexuel harcèlements sexuels
(h aspiré)\aʁ.sɛl.mɑ̃ sɛk.sɥɛl\

harcèlement sexuel (h aspiré)\aʁ.sɛl.mɑ̃ sɛk.sɥɛl\ masculin

  1. Fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou des comportements à connotation sexuelle qui, soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante[2].
    • Le harcèlement sexuel est une violence fondée sur des rapports de domination et d’intimidation qui peut se produire sur le lieu de travail mais aussi dans d’autres milieux (associatif, sportif, universitaire, dans le cadre de démarches pour louer un appartement, etc.). — Une personne vous impose à plusieurs reprises des propos sexistes et/ou obscènes [...]. Ces actes et ces attitudes sont INTERDITS ET PUNIS par la loi. — (Secrétariat d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes , « Suis-je-concernée ? », stop-violences-femmes.gouv.fr. Mis en ligne le 13 décembre 2017, consulté le 22 avril 2018)
    • En France, la loi de 1992 sanctionne ces comportements et aujourd’hui, avec celle de juillet 2012, plus précise dans la définition du délit, le harcèlement sexuel se conjugue aussi entre collègues (peu importent le grade et la fonction) ou membres d’une même communauté, d’une école ou université, entre amis ou dans un métier de relation d’aide (médecin, psychologue) et inclut bien d’autres actes. Qu’il s’agisse d’intimidation ou de chantage, de paroles ou de gestes déplacés, de blagues grivoises, d’allusions au sexe ou aux hormones, de compliments inappropriés ou de regards déplacés, ou encore de mimiques provocantes, cette violence psychologique est punie par la loi. — (Sylvie Tenenbaum, Les Hommes naissent libres et égaux... Et les femmes ?, Paris, Albin Michel, 2014)
    • Le harcèlement sexuel est constitué dès lors qu’une personne, employeur, salarié ou intervenant extérieur dans l’entreprise, agit en vue d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers. — (Marie Fontanel, ‎Nicolas Grivel et ‎Valérie Saintoyant, Le modèle social français, Odile Jacob, 2007, page 81)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Société française de psychologie, Psychologie du travail. Journées d’études des 25-26 février 1984, Paris, Entreprise moderne d’édition, 1984, p. 66
  2. article 222-33 du Code Pénal français