harponner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dénominal de harpon.

Verbe Modifier

harponner (h aspiré)\aʁ.pɔ.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Darder ou accrocher avec le harpon.
    • Je me livrais souvent à la pêche. L'humidité avait enlevé beaucoup d'élasticité à mon arc et je préférais harponner les dorades lorsqu'elles passaient à ma portée. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Avec sa gaule, il essaya de harponner l’uniforme bleu, manqua son coup, essaya encore, quand le tourbillon ramena le cadavre, et il réussit à le pousser vers le large. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 333 de l’éd. de 1921)
  2. (Figuré) Attraper ; saisir.
    • Elle se livrait au bonheur d’avoir harponné, pour ainsi dire, une âme angélique dans la mer parisienne. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • En même temps, Capestang harponnait le prince au bras, et, d'un geste rapide, lui montrait son pistolet ! — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Irritée de se faire harponner (donc ralentir) dans le froid cassant de l'hiver, Marie se résigne rapidement et accepte de se réfugier dans le premier restaurant venu pour prendre un café. — (Thomas O. St-Pierre, Charlotte ne sourit pas, Leméac, 2016, p. 207.)
    • Un de ces jours le joggeur va se faire harponner au coin des rues : « Hep ! Vous là-bas : contrôle d’échappement, mettez-vous la sonde dans le prose... Ha-ha, votre compte est bon : surrégime aux féculents ! » — (Vincent Giellery, Mords-moi le Yi-King, Éditions Carnot, 2003, p. 278)

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier