FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Adjectif) Dérivé de houille avec le suffixe -er.
(Verbe 1) Peut-être du wallon holler, « courir d’une foire à l’autre, marchander sans fin ». Le verbe huier, qui se prononce comme houiller, signifie « crier, héler ». Enfin, dans les patois normands, hauts-manceaux et orléanais, on a houailler, « crier haut, faire des cris pour indiquer où on est ».
(Verbe 2) De l’ancien français ouillier (« remplir un tonneau »). S’aouiller, « se rassasier », existe en Anjou et au Languedoc (« s’enivrer »).
(Verbe 3) Relevé en Anjou et en Vendée, de œillé, ouillé.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin houiller
(h aspiré)\u.je\
houillers
(h aspiré)\u.je\
Féminin houillère
(h aspiré)\u.jɛʁ\
houillères
(h aspiré)\u.jɛʁ\

houiller (h aspiré)\u.je\

  1. Qui se rapporte à la houille.
    • Il convient donc de redonner à ces traitements leur place dans l’industrie houillère dans la mesure où ils participent à la mise en valeur du produit brut. — (Nadège Sougy, Les Charbons de la Nièvre (1838-1914), Presses universitaires de Grenoble, p. 3)
    • Soyons sûrs que les premiers des gens de lignage qui découvrirent sous leurs idylliques, mais peu productifs, champs et pâturages la richesse houillère en éprouvèrent le même plaisir que le fermier du Texas ou le prince arabe qui s'avèrent de nos jours possesseurs d'un puits de pétrole. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 84)
    • Cette pseudo-graine aurait contribué au succès des Isoétales arborescentes qui ont dominé les marais houillers.— (Philippe Gerrienne, Les plantes anciennes dans Aux origines des plantes, tome 1, sous la direction de Francis Hallé, Fayard 2008, page 39)
  2. (Géologie) Qui contient de la houille.
    • Tout en déclarant mal fondé l'espoir de trouver de la houille à Feuguerolles, par cette raison que le terrain est incontestablement antérieur au terrain houiller, Hérault ne rejetait pas la possibilité d'y trouver un combustible un peu différent c'est-à-dire l'anthracite ; […]. — (M. Lecornu, « Notice sur M. Hérault' »', dans le Bulletin de la Société linnéenne de Normandie, 1883, p. 290)
    • Cette Roche pyrogène, très abondante dans la nature , a commencé à paraître avec les terrains de la période phylladienne, et a continué jusqu'à la fin du terrain houiller. — (pyrogène)
    • Le grand dépôt houiller du sud du Yorckshire et de Nottingham […] — (Dufrénoy et Elie de Beaumont,Voyage métallurgique en Angleterre, chez Bachelier, p. 377)
    • Les couches du bassin houiller de Dudley ont une grande régularité. — (Dufrénoy et Elie de Beaumont,Voyage métallurgique en Angleterre, chez Bachelier, p. 390)

Verbe 1 Modifier

houiller (h aspiré)\u.je\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Québec) (Vieilli) Changer, échanger, troquer.
    • Un habitant à cheval ou en voiture, qui en rencontre un autre à cheval ou ne voiture, lui crie : houille, houille ; changeons, changeons. Veux tu houiller ? — (Jacques Viger, Suzelle Blais, Néologie canadienne de Jacques Viger (Manuscrits de 1810), Presses de l’Université d’Ottawa, 1998)

Verbe 2Modifier

houiller (h aspiré)\u.je\ pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se houiller)

  1. (Québec) (Vieilli) Se gorger.
    • Il se houilla de vin. — (Jacques Viger, Suzelle Blais, Néologie canadienne de Jacques Viger (Manuscrits de 1810), Presses de l’Université d’Ottawa, 1998)

Verbe 3Modifier

houiller (h aspiré)\u.je\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Québec) (Vieilli) Être las, dégoûté.
    • Je suis houillé de ma femme : j’en suis las, dégoûté. — (Jacques Viger, Suzelle Blais, Néologie canadienne de Jacques Viger (Manuscrits de 1810), Presses de l’Université d’Ottawa, 1998)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • houiller sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Nom commun Modifier

houiller \Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de holier.

RéférencesModifier